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LIVRE XXXVII.
Sept. 1809. en Hongrie, et d’y porter les dernier coups à la maison d’Au-triche. Il avait employé les matériaux de File de Lobau, àcréer quatre équipages de pont, pour franchir tous les coursd’eau que les Autrichiens voudraient laisser entre eux et lui.Il avait achevé de mettre en état de défense Passau, Lintz,Mülck, Krems, Vienne, Brünn, Raab, Grâtz et Clagenfurth, etil avait ainsi au centre même de la monarchie une base formi-dable. Puis, bien que les Anglais n’eussent plus qu’une gar-nison à Walcheren, il avait ordonné d’achever l’organisationde l’armée des Flandres, en réunissant en divisions les demi-brigades qu’on y avait rassemblées , en complétant l’attelagede l’artillerie, et en réduisant les gardes nationales aux hom-mes disposés à servir. Enfin il avait pris un décret pour leversur les anciennes conscriptions (ressource récente qu’il s’étaitouverte) une dernière contribution de 36 mille hommes, quidevaient être versés dans les quatrièmes bataillons envoyés
et la plus grande partie de la Haute-Autriche; en ne demandant que 1,200mille âmes du côté d'Italie, S. M. renonce au cercle de Clagenfurth.
«Voilà ce que les plénipotentiaires autrichiens auraient pu facilementcomprendre, s’ils cherchaient à faciliter la négociation et à s’entendre, aulieu de s’exciter et de s’aigrir. Les plénipotentiaires autrichiens menacenttoujours de la reprise des hostilités; ce langage n’est rien moins que paci-fique, et l’avenir prouvera, comme l’expérience l’a prouvé plus d'une fois, àqui sera funeste le renouvellement des hosiilités. Jamais on ne vit dans unenégociation déployer moins de dextérité, d’esprit conciliant et d’aménité. Lerôle parait renversé. Les plénipotentiaires seuls méritent le reproche de nepas faire un pas, de mettre des entraves à tout, de se permettre sans cessele reproche que le plénipotentiaire français n’avance pas, de faire voir tou-jours la férule levée, et d’avoir sans cesse la menace à la bouche. Voilà ceque tout homme impartial verra dans les protocoles, et les braves nationsgémiront de voir leurs affaires traitées de cette singulière manière.
«Il ne reste plus au soussigné qu’à réitérer que la proposition faite parS. M. l’empereur, son maître, est une cession de 1,600 milleûmes, telle qu’elleest de nouveau expliquée dans la présente note; que l’intention de S. M. estde maintenir toujours en faveur des plénipotentiaires autrichiens la facultéde répartir ces 1,600 mille âmes entre les frontières susmentionnées, commecela leur paraîtra le plus convenable. »