LE DIVORCE.
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remontée. Il avait 300 pièces de canon attelées, et 300 autres Sept. 1809 .bien servies sur les murs des places autrichiennes qu’il occu-pait. 11 avait renforcé le corps de Junot en Saxe, et voulaitle joindre à Masséna et Lefebvre en Bohême , ce qui devaitcomposer une masse de quatre-vingt mille hommes dans celteprovince. Il se proposait, avec les corps de Davout, d’Oudi-not, largement recrutés, avec la garde actuellement forte devingt mille hommes, avec l’armée d’Italie, le tout formant unemasse d’environ cent cinquante mille hommes , de déboucherpar Presbourg, où il avait exécuté de grands travaux, d’entrer
à classer selon le désir des plénipotentiaires autrichiens, que si, en marquantelle-même les limites de ces 1,600 mille âmes, elle se fût exposée à froisserdavantage les intérêts de l'Autriche.
»Une autre assertion, non moins singulière, est celle par laquelle les plé-nipotentiaires autrichiens prétendent que Salzbourg, la Haute-Autriche, laCarinthie, la Carniole, le littoral, et la partie de la Croatie au midi de laSave, ne renferment qu’à peine 1,600 mille habitants. Par cette maligneinterprétation on veut persuader à l’empereur François que l’empereur Na-poléon ne lui fait aucune concession, que la confiance qu’il a montrée en luia été en pure perte, et par là les ministres qui dirigent les affaires montrentleur mauvaise volonté. Salzbourg, la Haute-Autriche , la Carinthie, la Car-niole, la Croatie depuis la Save forment une population de 2,200,000 habi-tants, les cercles de Bohème 400 mille. C’est donc 2,600,000 habitantsqui ont été demandés. En demandant ces 2,600 mille habitants on n’avaitpas renoncé à la base de 1 ’uti-possidetis. D’un seul coup, S. M. a faitd’immenses concessions, a renoncé à la base de Yuti-possidetis , et a dé-claré qu’elle se contentait de 1,600,000 au lieu de 2,600,000, faisant par làune concession d’un million. S. M. a déclaré de plus que ces 1,600 milleâmes seraient réparties comme le désireraient les plénipotentiaires autri-chiens, entre les frontières de l’Inn et de l'Italie, ce qui veut dire, puisqueenfin il faut s’expliquer, et que les plénipotentiaires autrichiens, en se plai-gnant que la négociation ne marche pas, s’attachent à ne vouloir rien com-prendre, que S. M. se réduit à 400 mille âmes sur l’Inn, elle en avait de-mandé 800 mille; qu’elle se contente de 1,200 mille habitants sur la frontièred’Italie, elle en avait précédemment demandé 4,400 mille; ce qui forme doncune concession de 600 mille âmes, indépendamment de la renonciation des400 mille des cercles de Bohème.
»En demandant 400 mille habitants sur l’Inn au lieu de 800 mille, l’Au-triche réacquiert la frontière de l'Enns, celle de la Traun, la ville de Lintz,