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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

Sept. 1809.

charges d'aller àSchœnhnmns'entendre defi-nitivement avecNapoléon sur lesconditions de lapaix.

Accueil que re-çoivent àSclioenbrunn>1M. de Buhnaet Jean deLiechtenstein.

voulut point prolonger son séjour dans un lieu où les pléni-potentiaires ne serviraient qu’à dissimuler la négociation réellequi se passerait à Vienne, et il retourna à Dotis peu satisfaitdu rôle que M. de Stadion ou l'empereur lui avaient fait jouerdans cette circonstance. Il devait en être bientôt dédommagéen prenant, pour la garder quarante ans, la direction des affai-res de l’Autriche. Du reste il prévoyait que les militaires,excellents pour résister sur un champ de bataille , mais très-malhabiles sur le terrain d’une négociatinn , seraient bientôtvaincus par Napoléon ; et en conséquence il les avertit de biense tenir sur sur leurs gardes, mais il réussit de la sorte plutôtà les effrayer du rôle qui les attendait, qu’à les prémunircontre l’acendant de Napoléon. D’ailleurs, il valait beaucoupmieux pour lui que les militaires qui avaient eu la gloire defigurer à Essling et à Wagram (et c’en était une, qu’on eût étévaincu ou vainqueur dans ces journées), portassent seuls laresponsabilité des cruels sacrifices qu’on allait être contraintde faire, même après s’être vaillamment battu. Aussi voyantM. de Liechtenstein effrayé de ses avis hésiter presque à par-tir, M. de Metternich l’encouragea-t-il vivement à persister, età se rendre à Schœnbrunn.

MM. de Liechtenstein et de Bubna arrivés le 27 septembreà Schœnbrunn, furent parfaitement accueillis par Napoléon,et comblés de toutes sortes de soins. Déjà M. de Liechten-stein, sans avoir rien demandé, avait obtenu de Napoléon lestémoignages les plus flatteurs. Ordre avait été donné de mé-nager ses possessions autour de Vienne, et de ne pas loger unsoldat dans ses châteaux. Les deux plénipotentiaires lais-sèrent apercevoir à Napoléon qu’ils étaient autorisés à accep-ter ses principales conditions, sauf certains détails sur lesquelsils avaient mission de résister. Aussi voyant qu’il était maîtred’eux, et qu’il allait en finir, aux prix de quelques milles car-rés, de quelques mille habitants , et de quelques millions , ilvoulut s’épargner des dépenses inutiles, et il prescrivit au