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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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Sur ces bases on fut à peu près d’accord. Mais deux pointsrestaient à régler, deux points d’une grande importance, l’unla réduction de l’armée autrichienne, l’autre la contribution deguerre par laquelle Napoléon voulait s’indemniser de ses dé-penses. La Prusse par traité secret s’était obligée à n’avoirpas plus de 40 mille hommes sous les armes, et à payer uneénorme contribution. Napoléon voulait de même contraindrel’Autriche, non pas à réduire son effectif à 40 mille hommes,mais à diminuer beaucoup son armée, et à payer une partiedes frais de la guerre. On n’avait parlé de ces objets que devive voix , et on n’avait rien écrit, tant l’honneur et l’intérêtfinancier de l’Autriche se trouvaient engagés dans un tel dé-bat. Napoléon entendait qu’à l’avenir l’Autriche se réduisit à150 mille hommes, et qu’elle comptât 100 millions, pour soldedes deux cents millions de contributions de guerre dont iln’avait encore perçu qu’une cinquantaine. Les deux négo-ciateurs consentaient bien à ramener l’armée autrichienne à150 mille hommes, les finances del’Autriche ne lui permettantguère d’en entretenir davantage, mais il leur fallait une limitede temps, sans quoi une telle contrainte serait devenue unevassalité intolérable. Pour donner à cette condition un sensmoins humiliant, il fut convenu que l’Autriche ne serait tenueà se renfermer dans cet effectif que pendant la durée de laguerre maritime, afin d’ôter à l’Angleterre tout allié sur lecontinent. Enfin Napoléon, en consentant à évacuer sur-le-champ les pays conquis, et à laisser une partie des contribu-tions inacquiltées, demandait cent millions sous un bref délai.Sur ce point les deux négociateurs autrichiens n’avaient pasde latitude, et après une longue soirée employée à discuteron se quitta sans avoir pu se mettre d’accord. Il fut convenuque les jours suivants M. de Bubna se rendrait à Dotis, pouraplanir les dernières difficultés.

Bien qu’on eût espéré d’abord finir en trois ou quatre jours,on passa jusqu’au 6 octobre à disputer la carte à la main, sur

Sept. 1809.

Dernière ques-tion au sujet descontributions deguerre, et de l’ef-fectif dans lequelNapoléon veutenfermerl’armée autri-chienne.

Napoléons’éloigne pourquelquesjours ei