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LIVRE XXXVII.
Sept. 1809. certains contours de territoire, sur quelques milliers de su-'matum absolu* J ets ^ P ren di'e ou à laisser çà et là, et principalement sur lesmillions demandés par Napoléon. La contribution faisait sur-tout l’objet d’une difficulté qui paraissait insoluble. Le 6 oc-tobre, Napoléon commençant de nouveau à perdre patience,laissa à M. de Champagny un ultimatum formel, et qui ne per-mettait plus de tergiversations. La saison était belle encore,et il y avait certaines positions de la Stvrie, qu’il désirait re-voir par cet instinct qui le portait à étudier de ses yeux leslieux où la guerre pouvait l’appeler un jour. II résolut d’allerles visiter, entendant bien à son retour à Vienne trouver lapaix ou la guerre décidée, mais l’une ou l’autre d’une manièrepositive qui n’admit plus de doute. Cette fois néanmoins ilvoulait plutôt intimider que rompre, car pour les différencesqui le séparaient des Autrichiens il n’aurait certainement pasrecommencé la guerre, quoique la contribution lui tint fort àcœur, ses finances ayant grand besoin d’un secours étrangeret immédiat.
Les deux négociateurs autrichiens eurent recours à Dotis,et dans ce dernier moment on hésita beaucoup autour de l’em-pereur François avant de se résigner à de tels sacrifices.Perdre en Italie la frontière des Alpes, en Autriche celle del’inn, agrandir par l’abandon de la Gallicie le grand-duché deVarsovie, ce germe d’une nouvelle Pologne, perdre ainsi3,500,000 sujets, payer cent millions , outre cinquante déjàsoldés, subir enfin l’humiliation d’une limite imposée à l’effectifde l’armée autrichienne, était une cruelle punition de la der-nière guerre. On se consulta pour savoir s’il n’y aurait pasquelque nouvelle bataille d’Essling à espérer, et surtout quel-que secours à attendre de l’une des puissances de l’Europe.Mais d’une part les militaires étaient tous d’accord sur l’im-possibilité de résister; de l’autre les renseignements les plusfâcheux parvenaient de toutes les parties de l’Europe. L’Es-pagne, malgré les vanteries de ses généraux, était vaincue du