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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

Le prince Jeande Liechtenstein,entraîné par "Na-poléon , dépasseses instructions,et la paix estsignée à Viennele 14 octobre.

sept. 1809. autrichiennes. On ne se dit rien de part ni d’autre qui pûtavoir la signification d’une rupture, et on employa les troisjours suivants à manier et à remanier les articles du traité.Le 13 au soir Napoléon usa de tout son ascendant sur MM. deBubna et de Liechtenstein, et les amena à une contribution deguerre de 85 millions, sans compter ce qui était déjà perçusur celle de 200 millions frappée le lendemain de la bataillede Wagram. Le prince Jean, le plus grand personnage de lacour d’Autriche, prit sur lui de sortir de ses instructions poursauver à son pays le désastre d’une nouvelle campagne. Sabravoure héroïque l’autorisait d’ailleurs suffisamment à pen-cher ouvertement pour la paix. Napoléon pour le déciderlui répéta que ce traité n’était qu’un projet soumis à la ratifi-cation de son souverain, et qu’il restait à celui-ci la ressourcede ne pas ratifier dans le cas où les conditions ne convien-draient pas. Enfin le \ 4 octobre au matin , M. de Liechten-stein signa avec M. de Champagny le traité de paix , qualifiétraité de Vienne, le quatrième depuis 1792, et destiné, pournotre malheur, à ne pas durer plus longtemps que les autres.La paix était commune à tous les alliés de la France. L’Au-triche cédait tout ce que l’on a précédemment énoncé: enItalie, le cercle de Villach, la Carniole, la rive droite de laSave jusqu’à la frontière turque; en Bavière, l’Innviertel, avecune ligne d’Efferding au pays de Salzbourg; en Pologne , lanouvelle Gallicie avec le cercle de Zamosc pour le grand-du-ché, plus les deux cercles de Solkiew et de Zloczow pour laBussie. Les articles secrets contenaient l’engagement de nepas porter l’armée autrichienne au delà de 150 mille hom-mes, jusqu’à la paix maritime, et l’obligation de verser85 millions pour solde de ce que devaient les provincesautrichiennes, dont 30 millions comptant le jour de l’éva-cuation de Vienne. . Il n’était accordé que six jours pour laratification.

Ce double traité signé, Napoléon en ressentit une véritable

La paix signée,Napoléon