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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

Octob. 1809.

Départ de Napo-léon pour Paris.

Au nombre desaffaires qui atten-dent Napoléon àson arrivée setrouve celle deRome.

suivies de l’échange immédiat des ratifications, qui eut lieu le20 octobre au matin. Sur-le-champ le prince Berthier, quin’attendait que ce signal pour commencer l’évacuation, or-donna au maréchal Oudinot, qui campait sous Vienne, de semettre en mouvement pour suivre sur la route de Strasbourgla garde impériale, au maréchal Davout de se rendre deBrlinn à Vienne; au maréchal Masséna de se rendre deZnaïmàKrems; au maréchal Marmont, qui campait à Krems, deprendre par Saint-Polten et Lilienfeld la route de Laybach;au prince Eugène de prendre par OEdenbourg et Léoben celled’Italie. En même temps il ordonna de mettre le feu aux mi-nes pratiquées sous les remparts de la capitale, et tandis queles Viennois regardaient partir nos troupes avec des yeux oùne se peignait plus la colère, ils entendirent les détonationsrépétées qui leur annonçaient la destruction de leurs murail-les. Ils en furent vivement affectés, et peut-être aurait-on puleur épargner cette dernière affliction, en renonçant à un actede prévoyance d’une utilité fort douteuse.

Napoléon s’était d’abord rendu à Passau, pour y ordonnerles travaux au moyen desquels il voulait faire de cette villeune grande place de la confédération. Les signaux lui ayantappris qu’il n’y avait rien de nouveau, il s’était rendu à Mu-nich, où il avait attendu dans la famille du prince Eugène,les dépêches qui devaient le ramener à Paris ou à Vienne.Un courrier lui ayant enfin apporté la nouvelle des ratifica-tions, il fit ses adieux à ses alliés, agrandis encore une foispar sa protection, et il partit pour la France, où s’étaient ac-cumulés de graves affaires, trop longtemps négligées ou tropbrusquement conduites, pendant qu’il les dirigeait du milieudes champs de bataille.

Au nombre des affaires qui allaient l’assaillir la plus sé-rieuse, la plus affligeante, était celle de Rome, dont il esttemps de faire connaître les tristes vicissitudes. On se sou-vient sans doute que, lorsque Napoléon, disposé à détruire