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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

Octob. 1809. actes, dont l’un répondait à l’autre, devaient pousser au der-nier degré d’exaspération les deux puissances personnifiéesdans le général français et le pontife romain, et il n’était pluspossible qu’elles continuassent de se trouver en face l’une del’autre sans en venir à la violence matérielle. Napoléon pourles affaires de Rome correspondait avec le général Miollis, etsurtout avec son beau-frère Murat, qui, en qualité de roi deOrdres éventuels Naples, commandait en chef les troupes d’occupation. Il lui

de Napoléon re-lativement à avait écrit, dans la prévoyance de ce qui pourrait arriver,

Pape. qu’il fallait, si on rencontrait de la résistance au décret du 17

mai, ne pas traiter le Pape autrement que l’archevêque deParis à Paris même, et au besoin arrêter le cardinal Pacca etPie VII. Cette instruction, qu’il regretta depuis d’avoir don-née, contenue dans diverses lettres du 17 et du 19 juin 1 ,parvint à Rome par Murat, au moment où régnait la plusgrande inquiétude sur la situation. Un armement anglais, donton s’exagérait l’importance et qui n’était qu’une démonstra-tion des forces britanniques résidant en Sicile, se trouvait envue de Civita-Vecchia. Le peuple de Rome était fort agité.

1 Voici ces lettres:

« .4» roi de Naples.

,, Schœnbrunn, le 17 juin 1809.

»Je reçois la lettre de V. M. du 8 juin. Vous aurez appris dans ce mo-ment la mort de Lannes et de Saint-Hilaire. Durosnel et Fouler ont étéfait prisonniers dans des charges très-éloignées. Je désirerais beaucoupque vous fussiez près de moi; mais dans ces circonstances il est convenableque vous ne vous éloigniez point de Naples. A une autre campagne, lorsqueles choses seront tout à fait assises de votre côté, il sera possible de vousappeler à l’armée.

r. Vous aurez vu par mes décrets que j’ai fait beaucoup de bien au Pape,mais c’est à condition qu’il se tiendra tranquille. S’il veut faire une réunionde cabaleurs, tels que le cardinal Pacca, etc., il n’en faut rien souffrir, etagir à Rome comme j’agirais avec le cardinal archevêque de Paris. J’aivoulu vous donner cette explication. On doit parler au Pape clair, et nesouffrir aucune espèce de contraste. Les commissions militaires doivent fairejustice des moines et agents qui se porteraient à des excès.

»Une des premières mesures de la consulte doit être de supprimer l’in-quisition. «Nvpoltîon.»