LE DIVORCE
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L’abolition dans toutes les communes du gouvernement ec- Octob. 1809 .clésiastique, et son remplacement par des autorités civilesprovisoires, produisaient un trouble général. A chaque in-stant on disait que le tocsin allait sonner dans Rome, et qu’àcet appel les Transtéverins se jetteraient sur les Français, quin’étaient plus que trois à quatre mille, le roi Murat ayantporté toutes ses forces sur le littoral, pour observer la marinebritannique. On s’attendait à cet événement pour le 29 juin,qui était la fête de Saint-Pierre. On prétendait que Pie VIIen habits pontificaux devait sortir ce jour-là du Quirinal, pro-noncer lui-même l’anathème, délier tous les sujets de l’Em-pire du serment prêté à Napoléon, et donner le signal d’uneinsurrection générale en Italie.
Il y avait alors à Rome, où il avait été envoyé pour dirigerla police, un officier de gendarmerie, le colonel Radet, très-rusé, très-hardi, très-propre à un coup de main, chargé d’or-ganiser la gendarmerie en Italie. Logé près du Quirinal, aupalais Rospigliosi, il avait rempli d’espions la demeure duPape, et placé des mains sûres près du clocher du Quirinal,pour s’emparer de la cloche d’où devait partir le signal du
«Au roi de Naples.
Schcenbrunn, le 19 juin 1809-
»Je vous expédie votre aide de camp. Il vous portera la nouvelle de labataille que le prince Eugène vient de gagner sur l’archiduc Jean et l’archi-duc Palatin réunis, le jour anniversaire de la bataille de Marengo.
“Je vous ai écrit par Caffarelli, qui est parti le 17 d’ici. A son arrivéeen Italie il vous aura expédié mes dépêches par un courrier. — Je vous aifait connaître que mon intention était que les affaires de Rome fussent con-duites vivement, et qu’on ne ménageât aucune espèce de résistance. Aucunasile ne doit être respecté si on ne se soumet pas à mon décret, et sousquelque prétexte que ce soit on ne doit souffrir aucune résistance. Si lePape, contre l’esprit de son état et de l’Evangile, prêche la révolte, et veutse servir de l’immunité de sa maison pour faire imprimer des circulaires, ondoit l’arrêter. Le temps de ces scènes est passé. Philippe-le-Bel fit arrêterBoniface, et Charles-Quint tint long-temps en prison Clément VII, et ceux-là avaient fait encore moins. Un prêtre qui prêche aux puissances tempo-relles la discorde et la guerre, au lieu de la paix, abuse de son pouvoir.
» Napoléon. »