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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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refusé ce terme moyen, depuis sa captivité à Savone. Les Nor. i 809 .dispense et tous les actes ordinaires s’accordaient à Rome parle cardinal di Pietro, laissé dans la capitale de l’Église pour yvaquer au soins du gouvernement spirituel, conformément auxusages adoptés pour l’absence des papes. Napoléon ne s’é-tait point ému de ces difficultés, et s’était flatté de les résou-dre dès qu’il aurait Pie VH auprès de lui. Son projet étaitde l’amener à Fontainebleau, d’excercer là l’influence de ladouceur, la séduction de l’esprit, puis de lui faire accepter unmagnifique établissement à Saint-Denis, où le souverain pon-tificat serait entouré d’autant d’éclat qu’à Rome même. Per-suadé qu’avec la force on fait tout, Napoléon s’était imaginéqu’après quelque résistance, le Pape, lorsqu’il verrait qu’iln’y avait rien à obtenir, finirait par se rendre ; que les cardi-naux, les grands personnages de l’Église, amenés à Paris à lasuite du pontife, richement traités, finiraient eux aussi parpréférer une situation opulente et respectée à la persécution,et que les Romains auxquels il destinait une cour, la plusbrillante après la sienne (nous dirons plus tard laquelle), sepasseraient volontiers d’un pontificat qui les soumettait augouvernement des prêtres; que les catholiques de Franceseraient flattés d’avoir le Pape chez eux, que les catholiquesd’Europe, réduits à de bien autres sacrifices, se résigneraientà le voir en France, et qu’il en serait de ces vieilles habitudescatholiques, les plus anciennes, les plus enracinées, les plusopiniâtres chez les populations européennes, comme de l’unede ces frontières qu’il changeait à son gré, en écrivant unnouvel article de traité avec la pointe de son épée, le lende-main d’une victoire. Et faisant, selon son usage, suivre laconception de ses volontés de leur exécution immédiate, ilavait renouvelé l’ordre de transférer à Paris les cardinauxsiégeant à Rome, de quelque nation qu’ils fussent, les générauxde l’ordre, Dominicains, Rarnabites, Servîtes, Carmes, Capu-cins, Théatins, etc..., les membres des tribunaux de la Daterie