LE DIVORCE.
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la transportèrent dans ses appartements. On avertit la reine Nov -1809.Hortense, qui accourut auprès de l’Empereur, qu’elle trouva La reine H»r-
tcnse appelée
tout à la fois ému et irrité des obstacles opposés à ses des- pour consoler sa
mère.
seins. 11 dit brusquement, presque durement à la jeunereine, que son parti était pris, que les larmes, les cris nechangeraient rien à une résolution devenue inévitable, et né-cessaire au salut de l’Empire. Il se montrait dur commepour arrêter des pleurs devant lesquels il se sentait prêt àdéfaillir. La reine Hortense, dont la fierté souffrait en cemoment pour elle et pour sa mère, se hâta d’assurer l’Em-pereur que des pleurs, des cris, il n’en entendrait pas, quel’Impératrice ne manquerait pas de se soumettre à ses dé^sirs, et de descendre du trône comme elle y était montée,par sa volonté; que ses enfants, satisfaits de renoncer à desgrandeurs qui ne les avaient pas rendus heureux, iraientvolontiers consacrer leur vie à consoler la meilleure et laplus tendre des mères. L’épouse infortunée du roi Louisavait bien des motifs pour parler ainsi. Mais en l’écoutantNapoléon ramené sur-le-champ d’une dureté qu’il affectaità l’émotion vraie qu’il ressentait au fond du cœur, se mitlui-même à répandre des larmes, à exprimer à sa fille adoptivetoute la douleur qu’il éprouvait, toute la violence qu’il étaitobligé de se faire pour prendre le parti qu’il avait pris, toutela gravité des motifs qui l’avaient décidé à agir de la sorteet la supplia de ne point le quitter, de rester auprès de lui,d’y rester avec le prince Eugène, pour l’aider à consolerleur mère, à la rendre calme, résignée, heureuse même, endevenant uue amie, d’épouse qu’elle ne pouvait plus être.
Napoléon raconta alors tout ce qu’il voulait faire pour elleafin de lui dissimuler autant que possible le changement desituation qui allait suivre ce pénible divorce. Des palais,des châteaux, de magnifiques revenus, le premier rang àla cour après celui de l’impératrice régnante, tout cela sipeu que ce fût, en descendant du trône, était quelque chose