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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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» France. Elle a rempli avec courage, noblesse et dignité, ce Déc. i809.» premier des devoirs. Son âme a été souvent attendrie en» voyant en butte à de pénibles combats le cœur d’un homme» accoutumé à maîtriser la fortune, et à marcher toujours d’un» pas ferme à l’accomplissement de ses grands desseins. Les» larmes qu’a coûté cette résolution à l’Empereur suffisent à» la gloire de ma mère. Dans la situation où elle va se trou-» ver, elle ne sera pas étrangère par ses vœux et par ses» sentiments, aux nouvelles prospérités qui nous attendent,

» et ce sera avec une satisfaction mêlée d’orgueil qu’elle verra» tout ce que ses sacrifices auront produit d’heureux pour sa» patrie et pour son Empereur. »

Le sénatus-consulte fut adopté séance tenante. 11 pronon-çait la dissolution du mariage contracté entre l’empereur Na-poléon et l’Impératrice Joséphine, maintenait à celle-ci lerang d’impératrice couronnée, lui attribuait un revenu dedeux millions, et rendait obligatoires pour les successeurs deNapoléon les dispositions qu’il ferait en sa faveur sur la listecivile. Ces dispositions furent le don d’une pension annuelled’un million payée par la liste civile, indépendamment desdeux millions payés par le Trésor de l’État, l’abandon entoute propriété des châteaux de Navarre, de la Malmaison, etd’une foule d’objets précieux.

Le lendemain \ 7 décembre, toutes les pièces furent insé-rées au Moniteur , et la dissolution du mariage connue dupublic. On fut ému du sort de Joséphine, qui était aiméepour sa bonté, même pour ses défauts, conformes au carac-tère de la nation. Mais après un moment d’intérêt accordéà sa disgrâce on ne songea plus qu’à deviner celle qui la rem-placerait. L’opinion était partagée entre une princesse russeet une princesse autrichienne. En général on croyait plus àl’union avec une princesse russe, se fondant, comme Napo-léon lui-même, sur le motif de l’alliance avec la Russie.

Quant à la malheureuse Joséphine, elle s’était retirée à la