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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVII.

De'c, H09. amour-propre. — Que voulait-on, répétait-il sans cesse, queje fisse? Mes affaires en Finlande, en Turquie, n’ont pas étémieux menées que celles de l’empereur Napoléon en Pologne.Pouvais-je faire pour lui plus que je n’ai fait pour moi-méme?... — Et il alléguait pour s’excuser du peu de services qu’ilavait rendu à Napoléon, les distances, les saisons, l’infério-rité de l’administration russe qui ne présentait ni en person-nel ni en matériel les ressources de l’administration française.Mais ce qui, plus que tout le reste, avait blessé l’empereurAlexandre, c’étaient les conditions de la paix conclue avecl’Autriche, et l’agrandissement de près de deux millions desujets accordé au grand-duché de Varsovie. Il avait vu là,et on avait vu à Saint-Pétersbourg, encore plus que lui, unprésage certain du rétablissement prochain de la Pologne, etpendant quinze jours la cour de Russie avait retenti de crisviolents contre la France, au point que M. de Gaulaincourtosait à peine se montrer. Le don à la Russie d’un lot dequatre cent mille sujets n’avait paru qu’un leurre, destiné àcouvrir le rétablissement de la Pologne, que les opposantsdisaient môme complètement réalisé par la réunion de laGallicie au grand-duché de Varsovie. Alexandre, moins tou-ché de ses propres ombrages que de ceux qu’on ressentaitautour de lui, n’avait cessé de se plaindre depuis le derniertraité de Vienne, et de demander des garanties contre le fâ-cheux avenir qu’on lui laissait entrevoir.

Projet d'une On lui avait remis une lettre fort rassurante de Napoléon,

convention par .

laquelle Sapo- lettre dont il avait fait confidence aux principaux personna-

leon devait s’en- 1

gager a ue ja- g es de la cour de Russie : mais les déclarations contenuesPologne. clans cette i e tt re n’étant, lui disait-on, que des paroles, ilavait été obligé de demander de Vofficiel (expression textuelle).On avait consenti à lui en donner; et M. de Gaulaincourt,après de vives instances de sa part, avait été autorisé d’unemanière générale à signer une convention relative à la Po-logne. 11 s’était laissé entraîner à en signer une qui devait