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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE

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être dans l’avenir un lien des plus embarrassants pour Na-poléon. Dans cette convention, il était dit que le royaumede Pologne ne serait jamais rétabli ; que les noms de Pologneet de Polonais disparaîtraient dans tous les actes, et ne se-raient plus employés désormais ; que le grand-duché ne pour-rait s’agrandir plus tard par l’adjonction d’aucune portion desanciennes provinces polonaises; que les ordres de chevaleriepolonais seraient abolis ; qu’enfin tous ces engagements lieraientle roi de Saxe, grand-duc de Varsovie, comme Napoléon lui-même ’. Cette étrange convention qui exposait Napoléon à unrôle si singulier aux yeux des Polonais, n’avait pu être refuséeaux ardentes prières de l’empereur Alexandre, qui avait parudécidé à rompre l’alliance si elle n’était pas ratifiée.

C’est dans cette situation, un peu avant la rédaction défi-nitive de la convention précitée, au milieu même des débatsde cette rédaction, que survint la demande que M. de Cau-laincourt était chargé de faire à la cour de Russie. Ayantreçu du 8 au 9 décembre le premier courrier de Paris, il neput voir immédiatement l’empereur Alexandre qui était ab-sent de Saint-Pétersbourg. Il en obtint une audience dès sonretour, et lui fit directement l’ouverture dont il était chargé 2 .L’empereur Alexandre, un peu surpris, ne nia point l’espèced’engagement pris à Erfurt, engagement qui, sans garantirle succès, l’obligeait à tenter un effort auprès de sa mère,pour obtenir la main de la grande-duchesse Anne. Il témoignale désir et même la forte espérance de réussir; mais il voulutavoir du temps et la liberté de s’y prendre comme il l’enten-drait , pour parvenir à ses fins. Soit qu’il fût sincère dansles grands ménagements qu’il affectait envers sa mère, soit

1 Ces faits si importants, et si décisifs dans la question du mariage, n’ontjamais été connus, et nous les exposons d’après la correspondance authenti-que de M. de Caulaincourt avec Napoléon.

2 Presque toutes les lettres relatives au mariage ont été détruites. Pour-tant il reste dans les fragments subsistants, et surtout dans la correspon-dance de Napoléon, des moyens suffisants de rétablir lés faits.

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Déc. 1809.

Accueil fait parAlexandre à lademande de lamain de lagrande-duchesseAnne, et pro-messe d’em-plover ses bonsoffices auprès del’impératricemère.