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[Vol. 6.]
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LE DIVORCE.

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comme à peu près certain le consentement de sa mère,comme tout à fait assuré celui de sa sœur la grande - du-chesse Catherine, et comme très - prochain le consentementgénéral et officiel de toute la famille impériale. Néanmoinsl’empereur Alexandre réclama encore quelques jours pours’expliquer d’une manière définitive. Il était évident quel’empereur Alexandre allait finir par consentir, puisqu’ildonnait comme acquis le consentement de sa mère et de sasœur, les seuls qui fissent difficulté; il était évident qu’il n’o-serait pas faire pour son propre compte un refus qui, enblessant l’orgueil si sensible de Napoléon, amènerait unerupture de l’alliance, un changement total de politique, laperte de ses plus chères espérances à l’égard de l’Orient, etenfin une alliance alarmante de la France avec l’Autriche.Les déplaisances tout aristocratiques qu’on pouvait trouverdans une alliance avec une dynastie nouvelle, fort atténuéesd’ailleurs par l’incomparable gloire de Napoléon, ne voulaientcertainement pas le sacrifice des plus grands intérêts de l’Em-pire. Il n’y avait donc pas de doute quant au consentementdéfinitif, mais la convention relative à la Pologne était le mo-tif manifeste qui retenait encore Alexandre. On était par-venu, après des difficultés de rédaction de tout genre, à s’en-tendre sur cette convention, mais ce prince ne voulait pass’engager, quant au mariage, avant de tenir dans ses mainsle prix essentiel de l’alliance, c’est-à-dire la ratification de laconvention qui le délivrerait du danger de voir s’élever surses frontières un royaume de Pologne. Il avait demandédix jours d’abord, puis il demanda dix jours encore, et pro-mit de s’être expliqué dans la seconde moitié de janvier. Lapremière ouverture datait du milieu de décembre.

Napoléon, qui avait écrit le 22 novembre, qui comptait surune réponse vers la fin de décembre, ou le commencement dejanvier (les courriers mettaient alors 12 et 14 jours pouraller de Paris à Saint-Pétersbourg), était fort impatient de

Janv. 1810;

Lenteurs d’Alex*andre qui veutévidemment fairedépendre le ma-riage de sa sœurde l’acception dela conventionrelative à laPologne.

Effet que pro-duisent sur Na-poléon les len-teurs calculéesde l’empereurAlexandre.