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DOCUMENTS
«La division Hnffin prit position an pied du mamelon avec ses deuxrégiments, le 9 e d’infanterie resta à celle qu’il occupait.
«La division Villatte en réserve derrière l'artillerie et sur le rideau.
«La division Lapisse en colonne par régiment sur ie plateau en facedu centre de l’ennemi.
«La cavalerie du général Latour-Maubourg en réserve derrièreelle.
«La brigade dn générai Beaumont en seconde ligne derrière la divi-sion Ruffin.
«Il y eût dans l’armée combinée, à onze heures du soir et à deuxheures du matin, une fusillade qui se prolongea de la droite à la gaucheet que l'on présuma être occasionnée par une méprise ou une terreurpanique.
» M. le maréchal duc de Bellune dépêcha dans la nuit son aide decamp, M. le colonel Chateau, près de Sa Majesté Catholique, pour luirendre compte, des événements de la journée, et lui demander ses in-tentions pour les opérations du lendemain; il fit représenter à Sa Majesté,qu'il croyait que l'attaque devait toujours se faire par la gauche del’ennemi, mais que le 4 e corps devait aussi agir sur la droite pour lasoutenir.
«Une centaine de prisonniers, dont quatre officiers, avaient été faitspar le 9 fi régiment sur le plateau; l'on apprit d’eux que l’armée anglaiseoccupait la gauche depuis les oliviers jusqu’à la montagne et que lesEspagnols étaient à la droite, occupant fortement Talavera.
» A la pointe du jour l’on vit l’ennemi couronner le mamelon sur lequelil avait conduit quatre bouches à feu; une ligne d’infanterie, ayant sagauche au mamelon, sa droite au bois d’oliviers, et derrière une autreligne de cavalerie; derrière le mamelon et dans le prolongement delCasar de Talavera, l’on remarquait cinq à six lignes d’infanterie et decavalerie.
«Quelques escadrons observaient à gauche le vallon où ils étaient ap-puyés de deux ou trois bataillons; quant à la droite, il était impossiblede juger de quelles troupes elle se composait, à cause des oliviers; l’onapercevait seulement sept à huit mille hommes, infanterie et cavalerie, enavant de Talavera.
» La reconnaissance que M. le maréchal duc de Bellune fit le matinsur tout le front de la ligne ennemie le confirma dans l’opinion où ilétait la veille , que l’enlèvement du mamelon déciderait la bataille ; ildépêcha de nouveau le colonel Chateau après de Sa Majesté Catholiquepour la prévenir qu’il allait faire attaquer le mamelon, et il la priait defaire agir le 4 e corps, soutenu de la réserve, sur la droite de l’ennemi,tandis que le général Lapisse, ayant en seconde ligne la cavalerie dugénéral Latour-Maubourg, menaçait le centre. Les ordres furent expé-diés aux généraux du premier corps. Le général Ruffin disposa ses troisrégiments pour l’attaque de la manière suivante: le 9 e d’infanterie légère
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