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[Vol. 6.]
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SUR TALAVERA.

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» Vous prétendez que vous avez» été obligé de vous retirer pour» suivre le mouvement du 4 e corps» et de la réserve le 29 au matin.

» qu’elle m’ordonnait de faire passer à l’instant» même une partie de ma cavalerie sur notre» gauche pour aider à contenir l'ennemi. « Jerépondis à l’un et à l’autre de ces officiers queS. M. C. pouvait être tranquille, qu’ayant ob-servé avec beaucoup d'attention le chemin paroù on supposait que l’ennemi se montrait, jepouvais assurer qu’il n’y avait pas paru ; quedu reste les ennemis, vivement pressés en facedu 1 er corps, ne pouvaient plus se soutenir,qu’ils s’éloignaient de leur ligne de bataille,que la retraite de toute leur artillerie, quiavait cessé de jouer depuis une demi-heure,annonçait des craintes, qn’enfin j’étais per-suadé que si le 4 e corps se reportait en avant,soutenu de la réserve, la victoire ne tarderaitpas à être à nous. Je priai en conséquenceMM. Lucotte et Guye de faire ce rapport àS. M. C. ; j’ignore s’ils l’ont fait; mais j'ai vule 4 e corps et la réserve parcourir en mar-chant vers nous l'espace d’environ 600 toises,et se retirer ensuite par un mouvement con-traire en obliquant vers leur gauche. C’est ainsique le chef de l’état-major aurait dû s’expri-mer au sujet de la retraite de la réserve. J'i-gnore les circonstances’ qui ont déterminé cemouvement. Elles étaient pressantes et fon-dées sans doute.

Le roi me charge ici d’une faute capitaleque je suis incapable de commettre. Troisheures s’étaient à peine écoulées depuis le mo-ment où j’avais sauvé l’armée du plus sanglantaffront en conservant le champ de bataille,lorsque M. le colonel Expert, un des officiersde S. M. C., arriva près de moi pour me réi-térer l'ordre de sa part de me retirer derrièrel’Alberche, et de prévenir M. le général Sé-bastiani de l’instant où le 1 er corps se met-trait en marche, afin d’accorder le mouvementde ces deux corps. Il n’y avait plus alors d’ob-servation à opposer à cette résolution du roi;il était presque nuit ; je ne pouvais plus voirce que faisaient les ennemis, et j’ai dû penserque S. M. C., mieux instruite que moi, avaitde fortes raisons pour se retirer ; j'envoyai en

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TOM. XI.