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vérité pour lui laisser plus longtemps l'opinionqu'elle a des attaques du plateau de Taiavera.Je connaissais assez l'importance de cette po-sition pour souhaiter qu’elle nous appartint, etj’ai fait pour m'en emparer tout ce que lesmoyens qui étaient à ma disposition m'ont per-mis de faire. Au moment de passer l'AIbercheavec le 1 er corps, je pris la liberté de direau roi que j'allais manœuvrer sur l'ennemi demanière à porter rapidement toutes mes forcessur l’extrémité gauche de sa ligne de bataille ;que je croyais obtenir un avantage marqué etdécisif sur l'ennemi par ce mouvement qui de-vait rompre sa ligne et l'obliger à changer sesdispositions ; mais qu'il convenait, pour en as-surer le succès, de le faire soutenir par le4 e corps et la réserve, afin de distraire le gé-néral ennemi par la présence de ces troupes,et ne pas lui laisser la faculté de réunir sesforces sur sa gauche que j’allais attaquer.S. M. C. sait que j’ai exécuté ce mouvementavec l’ensemble, l’ordre et la rapidité que lacirconstance exigeait ; que le 4 e corps et laréserve ont été arrêtés à peu de distance del'Arberche, et que dans la position qu’on leura fait prendre ils ne pouvaient être d'aucuneutilité pour l'attaque projetée, attendu qu'ilsen étaient éloignés de près de trois quarts delieue. S. M. C. est également instruite que,malgré l’éloignement de ces forces dont j’atten-dais l’appui, je n’ai pas hésité à faire attaquerà dix heures du soir la position dont il s’agitpar la division Ruffin ; mais ce que S. M. C.peut ignorer, c’est la raison qui a fait man-quer l’attaque des trois régiments destinés àl’entreprendre. Un d’eux, le 24 e , qui tenait ladroite, s’est égaré dans l’obscurité, et le tempsqu’il a dû mettre pour revenir à sa véritabledirection était celui qu’il devait employer pourseconder les efforts prodigieux que le 9 e régi-ment d'infanterie légère venait de faire pourenlever le plateau dont il s’était rendu maître.Le 96 e , qui avait l’ordre de suivre l’attaquepar la gauche, rencontra des obstacles qu’onne pouvait pas prévoir, et que la nuit avait