SUR TALAVERA,
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» été découragés au point de ne plus» oser faire aucun mouvement, où»je sentais que votre corps d’armée,» trop faible quatre jours auparavant» pour contenir l’ennemi dans cette«même position, était devenu, par» suite de la bataille de Talavera,«assez imposant pour l’arrêter, tan-» dis qu’avec le reste de l’armée«j’allais sauver Tolède, Madrid,» battre Vénégas, et donner le temps» au duc de Dalmatie d’arriver sur» les derrières des Anglais. Dans cet» état de choses, M. le maréchal,» je ne dus vous témoigner que mon» contentement ; je ne me serais ja-» mais souvenu, si vous ne me for-» ciez à vous en parler pour vous» tirer d'erreur sur l’opinion que» vous vous êtes formée de moi,» que le plateau de Talavera a été» mal attaqué par vous trois fois,» le 27 au soir, le 28 au matin,» avec trop peu de monde. Le 28,» je vous avais donné l’ordre de faire» attaquer par trois brigades à la» fois, tandis que les trois autres» brigades seraient restées en ré-» serve ; il n’en fut pas ainsi.
Le but de S. M. C. étant rempli, je croyaisavoir assez contribué an succès qu’elle venaitd’obtenir et à la satisfaction dont elle jouissaitpour recevoir sans trouble les louanges dontelle m’a honoré. J’étais content d’avoir pu don-ner à S. M. C. des preuves de mon zèle et demon dévouement. Mon cœur et ma mémoire neme reprochant aucune faute, j’ai reçu les mar-ques de la reconnaissance du roi avec le plai-sir que donne la certitude d’avoir mérité untel bienfait. Je ne pouvais pas penser queS. M. C. ne me fit tant d’honneur que pourme dérober son improbation sur des faits maientrepris à la bataille de Talavera. Je suis tropintéressé à ce que les sentiments que S. M. C,a daigné me manifester ne perdent rien de leur