SUR TALAVERA.
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» Plusieurs officiers, entre autres» un aide de camp du général Latour-«Maubourg, envoyés près de moi» par vous, M. le duc, dans la nuit» du 28 au 29, m’ont dit devant» tout l’état-major général de l’ar-» mée que l’ennemi tournait votre» droite, qu’il cherchait aussi à se» porter sur la gauche du 4 e corps;» d’autres officiers me firent en votre» nom d’autres rapports contradic-
cer sur ce point, et en conséquence employerune brigade de la division Villatte pour ap-puyer la division Ruffin, très-afifaiblie par lespertes qu’elle venait de faire. 11 fallait encorenous garantir d’une descente que les ennemispréparaient contre nous de la hauteur du pla-teau. L’autre brigade de la division Villatte,trop faible pour y monter seule, était suffi-sante pour contenir l’ennemi qui était devantelle, et j’ai dû la placer de la manière la plusavantageuse pour remplir ce projet. Voilà donctout le I er corps employé comme il pouvaitl’être après la retraite du 4 e corps. Il n’étaitplus possible d’exécuter l’attaque du plateausans compromettre l’armée ; aussi ne pensai-jealors qu’à la menacer, tandis que les troupesde droite marchaient à l’ennemi, que cellesde gauche tâcheraient par leur contenance etleurs efforts de conserver le terrain qu ellesavaient gagné sur l’ennemi, et d’empêcher qu’ilnous débordât. Ces dispositions ont eu tout lesuccès désirable en pareille occurrence. Lagauche des ennemis a été vivement repousséeet avec une grande perte. Celles de ses trou-pes qui étaient sur le plateau n’ont pas oséen descendre, et la division Lapisse s’est main-tenue dans ses dispositions, aidée à la véritépar la cavalerie du général Latour-Maubourg.
Telles sont les diverses circonstances quiont été en opposition avec les attaques du pla-teau ; elles éclaireront, je l’espère, S. M. C.,et les sentiments de bienveillance qu’elle m’afait connaître ne seront pas désormais partagésentre le contentement et l’improbation.
J’ai l’honneur d’observer à S. M. C. que lesofficiers que j’ai chargés de l’instruire de l’étatdes choses sont MM. le général Lucotte, lescolonels Guye et Chateau, et un aide de campde M. le général Latour-Maubourg; que lespremiers ont dû tranquilliser S, M. C. en luirapportant ce que je pensais de notre situationaprès le retraite du 4 e corps, en lui disantque j’étais d’avis que ce corps revînt en ligneavec la réserve pour rendre la journée com-plètement avantageuse pour nous, que les en-