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»2° La nécessité dedonner immédiatement l'uniforme national aux trou-pes espagnoles. En adoptant cette mesure, on fera cesser une pratiquequi, j’ai regret à le dire, est très-générale maintenant, à savoir que cestroupes jetant an loin leurs armes et leur équipement se sauvent en pré-tendant qu’ils ne sont que des paysans. A l’avantage de préserver l’Etatde la perte de grandes quantités d’armes cette mesure joindrait celui deprocurer au général le moyen de punir les troupes qui se conduisent maldevant l’ennemi, de la manière la plus propre à affecter les sentimentsdes Espagnols, c’est-à-dire en les disgraciant; quand un certain nombrede paysans est réuni en armes et vêtus comme des paysans, il est diffi-cile de désigner les corps ou les individus qui se sont mal comportéspar une marque distinctive qui les présente à tous leurs camarades commedes objets d’exécration, et cependant il est constant qu’une punition dece genre ferait dix fois plus d’effet que celle mise à exécution derniè-rement dans l'armée espagnole, à la suite de la mauvaise conduite dequelques corps dans la bataille de Talavera, punition qui a consisté àdécimer les simples soldats des corps qui avaient pris la fuite, et à mettreà mort le tiers ou le quart des officiers. — Des corps entiers, officierset soldats, en effet, lèvent pied maintenant à la première apparence dedanger, et je ne mets pas en doute, s’il était possible de connaître lavérité, que l’armée de Cuesta, qui a traversé le Tage au nombre de 38mille hommes, ne se compose plus aujourd’hui de 30 mille, bien qu’ellen’ait perdu que 500 hommes dans ses engagements avec l’ennemi.
»A. Wklleslry. »
a À L. Castlereagh.
»Mérida, le 25 août 1809.
» J’arrive maintenant au genre des troupes, et là j’ai le regret de direque nos alliés nous font défaut bien plus encore que pour le nombre oula composition.
»La cavalerie espagnole est, je crois, presque entièrement sans dis-cipline. Elle est, en général, bien habillée, bien armée, bien équipéeet remarquablement bien montée; les chevaux sont en très-bonne condi-tion; ceux, du moins, de l’armée d’Eguia que j’ai vus. Mais je n’aijamais entendu que dans une circonstance quelconque ces troupes de ca-valerie se soient comportées comme des soldats doivent le faire en pré-sence de l’ennemi. Elles ne se font pas le moindre scrupule de fuir, etaprès une affaire on les trouve dans tous les villages et dans tout fondcouvert d’ombre à cinquante milles à la ronde du champ de bataille.