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LETTRES DE NAPOLÉON
relie consistance, et les deux divisions de gardes nationales des générauxRampon et Sonlès seront complétées. Alors avec cet ensemble de forcesde 70 mille hommes de gardes nationales et de troupes de ligne fran-çais et 15 on 16 mille hollandais, on pourra sur le bruit seul de cet ar-mement décider les Anglais à se rembarquer, marcher à eux et les détruireMais point d’opérations prématurées qui ne peuvent réusir avec de mau-vaises troupes; point d'échecs; de la sagesse et de la circonspection.Le temps est contre les Anglais. Toutes les semaines nous pouvonsmettre 10 mille hommes de plus sous les armes, et eux les avoir demoins. Mais pour cela il faut de l’ordre, ne pas mêler la garde natio-nale avec la ligne; il faut que la division Rampon reste une, que la di-vision Soulès reste une, que les cinq autres divisions de gardes natio-nales se forment dans cinq endroits différents, comme je l’ai ordonné,une par exemple à Anvers, uneàOstende, une à Bruxelles, une à Lille,une à Saint-Omer ou à Boulogne, etc. Vous pouvez changer ces pointsde réunion ; mais en général il faut que les gardes nationales soient réu-nies et aient de bons officiers, et qu'elles n’aillent pas se mettre par1,500 devant l'ennemi sans’ordre; elles y vont, il est vrai, mais ellesreviennent bien plus vite. Ce que je vous recommande surtout, c'estde prendre garde d’épuiser en les éparpillant, cette ressource des gar-des nationales.
» Napoléon.»
« Au ministre de la police.
» Schænbrunn, 16 août 1809.
«Faites mettre dans le Moniteur , en forme de lettre ou de réflexionsd'un militaire, les observations suivantes sur l’expédition anglaise : «Quandles Anglais ont combiné leur expédition, ils avaient pour but de prendrel’escadre, mais elle est en sûreté à Anvers; ils avaient pour but deprendre Anvers et de détruire nos chantiers; mais Anvers n’est plus cequ'il était il y a quatre ans. En y établissant des chantiers, on y arétabli les fortifications. Anvers peut se défendre six mois. Une inon-dation le couvre en grande partie, de nouveaux ouvrages ont été faits.Depuis trois ans des fossés pleins d’eau, une enceinte bastionnée avecune belle escarpe mettent cette place à l'abri de toute attaque. 11 fau-drait aux Anglais six mois de siège et G0 mille hommes pour prendreAnvers. Les Anglais ne peuvent pas songer à prendre Flessingue. De-puis trois ans les fortifications en ont été augmentées. Des demi-lunes ontété construites; trois forts ont été établis autour de la ville. Depuis dixjours que les Anglais ont débarqué, ils n’ont pas encore commencé lesapproches, et ils sont à 1,000 toises de la place. La garnison est as-sez nombreuse pour la défendre, et les Anglais ont déjà fait des pertes