Band 
[Vol. 6.]
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368 LETTRES DE NAPOLÉON RELATIVES A WALOHEREN.

k Au ministre de la police.

»Schœnbrunn, le H octobre 1809.

»Je reçois votre lettre du 7. Je n’ai jamais pu approuver l'apped’autres gardes nationales que de celles intéressées à repousser l’agres-sion des Anglais à Anvers. La Provence, le Languedoc, le Dauphinéet les autres départements éloignés ne pouvaient avoir aucun rapportavec l’expédition anglaise. Je n’ai pu que blâmer qu’on ait levé les gar-des nationales de ces provinces. D’ailleurs, depuis le 9 septembre, quel’expédition a cessé d’être effective, je n’ai cessé de demander qu’on lescontreinandât, et c’est depuis ce moment que je vois la France le plusen mouvement pour les gardes nationales, Dans un grand Etat, dansune grande administration, il faut du zèle et de l’activité, mais il fautaussi de la mesure et de l’aplomb. La garde nationale de Paris estdans le même cas; on ne l’a point levée quand les Anglais ont attaquénotre territoire, on l’a levée depuis qu’ils sont partis. Quand je conti-nue à vous écrire sur tout cela, ce n’est pas que je méconnaisse votrezèle; mais je ne puis voir qu’avec peine qu’on remue la France quandje me suis borné à lever 30 mille gardes nationales, en y comprenantla division du général Rampon. En dernière analyse, le résultat a étéde prouver le bon esprit qui anime les Français, ce dont je n’ai jamaisdouté.

» Napoléon. »

FIN DES DOCUMEJNTS.