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Tome premier.
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KEI.ATIVE A H.. VEENES.

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est épuisée. Et par rapport au désaveu, ce n'est pas le mien qu’ils’agit de constater, je l’ai rendu public , comme vous m’y invitiezdans votre lettre au libraire de Paris ; j’ai fait imprimer celle quej’ai eu l’honneur de vous écrire. Mon devoir est rempli; c’est àvous maintenant à voir quel est le vôtre : vous devriez regardercomme une injure si je vous indiquois ce qu’en pareil cas feroitun honnête homme. Je n’exige rien de vous, monsieur, si vousn’en exigez rien vous-même. J’ai l’honneur d’être, etc.

RÉPONSE.

Motiers, le 15 février 1763.

De peur, monsieur, qu’une vaine attente ne vous tienne ensuspens, je vous préviens que je ne ferai point la déclaration quevous paraissez espérer ou desirer de moi. Je n’ai pas besoin devous dire la raison qui m’en empêche, personne au monde ne lasait mieux que vous.

Comme nous ne devons plus rien avoir à nous dire, vous per-mettrez que notre correspondance finisse ici. Je vous salue, mon-sieur, très humblement.

TROISIÈME LETTRE DE M. LE PASTEUR VERNES.

Genève, le 20 février 1763.

Monsieüb ,

Je terminerais volontiers une correspondance qui n’est pas plusde mon goût que du vôtre, si vous ne m’aviez pas mis dans l’im-possibilité de garder le silence : le tour que vous avez pris pourne pas donner une déclaration qui me paroissoit un simple actede la justice la plus étroite, et que par-là je ne croyois pas devoirexiger de vous; ce tour, dis-je, est sans doute susceptible d’ungrand nombre d’explications : mais il en est une qui touche tropà mon honneur pour que je ne doive pas vous demander de medéclarer positivement si vous soupçonneriez encore que je suisl'auteur du libelle, ma'gré le désaveu formel que je vous en aifait publiquement. Je n’os? me livrer à cette interprétation, quivous serait plus injurieuse qu’à moi; mais il suffit qu’elle soitpossible, pour que je ne doute pas de votre empressement à medire si je dois l’éloigner absolument de votre pensée. C’est là toutce que je vous demande, monsieur : ce sera ensuite à vous à jugers’il vous convient de laisser à la phrase dont vous vous êtes serviune apparence de faux-fuyant, ou de me marquer nettement dans