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Tome quatrième.
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NOTES.

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pu donner des facilités qu'il ne tenoit point de la nature; et comme des man-chots parviennent, à force d’exercice, à faire avec leurs pieds tout ce quenous faisons de nos mains, il sera parvenu enfin à employer ses mains àt’usage des pieds.

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(4) S’il se trouvoit parmi mes lecteurs quelque assez mauvais physicienpour me faire des difficultés sur la supposition de cette fertilité naturelle dela terre, je vais lui répondre par le passage suivant :

« Comme les végétaux tirent pour leur nourriture beaucoup plus de sub-« stance de l’air et de l’eau qu’ils n’en tirent delà terre, il arrive qu’en pour-« rissant ils rendent à la terre plus qu’ils n’en ont tiré ; d'ailleurs une forêt« détermine les eaux de la pluie en arrêtant les vapeurs. Ainsi, dans un bois« que l’on c: nserveroit bien long-temps sans y toucher, la couche de terre« qui sert à la végétation augmenteroit considérablement; mais les animaux« rendant moins à la terre qu’ils n’en tirent, et les hommes faisant des con-« sommations énormes de bois et de plantes pour le feu et pour d’autres« usages, il s'ensuit que la couche de terre végétale d’un pays habité doit« toujours diminuer et devenir enfin comme le terrain de l’Arabie Pélrée , et« comme celui de tant d’autres provinces de l’Orient, qui est en effet le cli-« mat le plus anciennement habité, où l’on ne trouve que du sel etdcs sables:« car le sel fixe des plantes et des animaux reste, tandis que toutes les autres« parties se volatilisent. » IIist. nat., Preuces de la l'héorie de la terre, art. 7.

On peut ajouter à cela la preuve de fait par 1 1 quantité d'arbres et de plan-tes de tonte espèce dont étoient remplies presque toutes les îles d sortes quiont été découvertes dans ces derniers siècles, et par ce que l’histoire nousapprend des forêts immenses qu’il a fallu abattre par toute la terre à mesurequ'elle s’est peuplée ou policée. Sur quoi je ferai encore les trois remarquessuivantes : l’une, que s’il y a une sorte de végétaux qui puissent compenserla déperdition de matière végétale qui se fait par les animaux , selon le rai-sonnement de M. de Bufron, ce sont surtout les bois, dont les tètes et lesfeuilles rassemblent et s'approprient plus d’eaux et de vapeurs que ne fontles autres plantes ; la seconde, que la destruction du sol, c’est-à-dire la pertede la substance propre à la végétation, doit s’accélérer à proportion que laterre est plus cultivée, et que les habitants plus industrieux consomment enplus grande abondance ses productions de toute espèce. 51a troisième et plusimportante remarque est que les fruits des arbres fournissent à l’animal unenourriture plus ahoudante que ne peuvent faire les autres végétaux; expé-rience que j’ai faite moi-inème, en comparent les produits de deux terrainségaux en grandeur et en qualité, l'un couvert de châtaigniers, et l’autresemé de blé.

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(5) Parmi les quadrupèdes, les deux distinctions les plus universelles desespèces voraces se tirent , l’une de la figure des dents, et l’autre de la con-formation des intestins. Les animaux qui ne vivent que de végétaux ont tousles dents plates, comme le cheval, le bœuf, le mouton, le lièvre; mais lesvoraces les ont pointues, comme le chat, le chien, le loup, le renard. Etquant aux intestins, les frugivores en ont quelque; uns, tels que le colon,