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Tome quatrième.
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NOTES.

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« naute à la chasse, el la légèreté de leur course passe l'imagination. » Il s’é-tonne qu’ils ne fassent pas plus souvent un mauvais usage de leur agilité, cequi leur arrive pourtant quelquefois, courue on peut juger par l'exemplequ’il en donne. « Un matelot hollandois, en débarquant au Cap, chargea, dit-« il, un Ilotlenfot de le suivre à la ville avec un rouleau de tabac d'environ« vingt livres. Lorsqu’ils furent tous deux à quelque distance de la troupe, le« Hottentot demanda au matelot s’il savoit courir. Courir ? répond le Iloüan-« dois; oui, fort bien. Voyons, reprit l’Africain ; et, fuyant avec le ti.bac, il« disparut presque aussitôt. Le matelot, confondu de cette merveilleuse vi-« tesse, ne pensa point à le poursuivre, et ne revit jamais ni son tabac ni son« porteur.

« Ils ont la vue si prompte et la main si certaine, que les Européens n’enn approchent point. A cent pas ils loucheront d’un coup de pierre une mar-« que de la grandeur d’un demi-sou ; et ce qu’il y a de plus étonnant, c'est« qu’au lieu de fixer comme nous les yeux sur le but, ils font des mouvements« et des contorsions continuelles. Il semble que leur pierre soit portée par une« main invisible. »

Le P. du Terlrc dit à peu près, sur les sauvages des Antilles, les mêmeschoses qu’on vient de dire sur les Hottentots du cap de Bonne-Espérance. IIvante surtout leur justesse à tirer avec leurs flèches les oiseaux au vol et lespoissons à la nage, qu'ils prennent ensuite en plongeant. Les sruvages del’Amérique septentrionale ne sont pas moins célèbres par leur force et parleur adresse ; et voici un exemple qui pourra r aire juger de celle des Indiensde l’Amérique méridionale :

En i’année 1746, un Indien de Buenos-Ayres, ayant élé condamné aux ga-lères i Cadix, proposa au gouverneur de racheter sa liberté en exposant savie dans une fête publique. H promit qu’il altaqueroit seul le plus furieux tau-reau sans autre arme en main qu’une corde ; qu’il le terrasseroit, qu'il le sai-siroit avec sa corde par telle partie qu’on indiqueroit, qu’il le selleroit, lebrideioit, lemonteroit, et combatlroit, ainsi moulé, deux aulres taurerux desplus Hrieux qu’on feroit sortir du Torillo, et qu’il les metlroit tous à mortl’un aires l’autre dans l'instant qu’on le lui commanderoit, et sans le secoursde peisonne ; ce qui lui fut accordé. L’Indien tint parole, et réussit dans toutce qu 1 avoit promis. Sur la manière dont il s’y prit, et sur tout le détail ducombit, on peut consulter le premier tome in-t2 des Observations sur f His-toire mlurelle, de M. Gautier, d’où ce fait est tiré, page 262.

Page 135.

(7) La durée de la vie des chevaux, dit M. de Buffoii, est, comme dans« tout's les autres especes d’animaux, proportionnée à la durée du temps de« leuracrroissement. L’homme, qui est quatorze ans à croître, peut vivre six« ou S'pt fois aidant de temps, c’est-à-dire quatre-vingt-dix ou cent ans; le« cheval, dont l’accroissement sc fait en quatre ans, peut vivre six ou sept« fois lutant, c’est-à-dire vingt-cinq ou Ircute ans. Les exemples qui pour-« roieit être contraires à cette règle sont si rares, qu’on ne doit pas même les« regarder comme une exception dont on puisse tirer des conséquences ; et« comne les gros chevaux prennent leur accroissement en moins de temps que» les Cievaux fins, ils vivent aussi moins de temps, et sont vieux dès l’àge de« quiize ans. » IIist. >vr., Du Cheval.