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Tome quatrième.
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NOTES.

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ne sont nés dans !es pays policés que d'une imagination corrompue; soit parces avortements secrets, digues fruits de la débauche et de l'honneur vicieux ;soit par l’exposition et le meurtre d’une multitude d’enfants, victimes de lamisère de leurs parents ou de la honte barbare de leurs mères ; soit enfinpar la mutilation de ces malheureux dont uue partie de l'existence et toute lapostérité sont sacrifiées à de vaines chansons, ou, ce qui est pis encore, à labrutale jalousie de quelques hommes ; mutilation qui, dans ce dernier cas,outrage doublement la nature, et par le traitement que reçoivent ceux qui lasouffrent, et par l’usage auquel ils sont destinés IMais u’est-il pas mille cas plus fréquents et plus dangereux encore, où lesdroits paternels offensent ouvertement l’humanité ? Combien de talents en-fouis et d’inclinations forcées par l’imprudente contrainte des pères ! combiend’hommes se seroient distingués dans un état sortable, qui meurent malheu-reux et déshonorés dans un autre état pjur lequel ils ii’avoient aucun goût Icombien de mariages heureux, mais inégaux, out été rompus ou troublés, etcombien de chastes épouses déshonorées, par cet ordre des conditions tou-jours en contradiction avec celui de la naturel combien d’autres unions bi-zarres formées par l’intérêt et désavouées par l’amour et par la raison ! com-bien meme d’époux honnêtes ei vertueux font mutuellement leur supplice,pour avoir été mal assortis! combien de jeunes et malheureuses victimes de l’a-varice de leurs parents se plongent dans le vice, ou passent leurs tristes joursdans les larmes, et gémissent dans des liens indissolubles que le cœur re-pousse et que l’or seul a formés ! Heureuses quelquefois celles que leur cou-rage et leur vertu même arrachent à la vie avaut qu'une violence barbare tesforce à la passer dans le crime ou dans le désespoir ! Pardonuez-le-moi, pèreet mère à jamais déplorables : j’aigris à regret vos douleurs ; mais puissent-elles servir d’exemple éternel et terrible à quiconque ose, au nom même dela naturp, violer le plus sacré de ses droits !

Si je n’ai parlé que de ces nœuds mal formés qui sont l’ouvrage de notreIpjolice, pense-t-on que ceux où l’amour et la sympathie ont présidé scient eux-mêmes exempts d’inconvénients ? Que seivit-ce si j’enireprenois de montrerl'espèce humaine attaquée dans sa source même, et jusque dans le plus saintde tous les liens, où Von n’ose plus écouter la nature qu’après avoir consultéla fortune, et où le désordre civil confondant les vertus et les vices, la con-tinence devient une précaution criminelle, et le refus de donner la vie à sonsemblable un acte d’humanité ? Mais, sans déchirer le voile qui couvre tantd'horreurs, contentons-nous d’indiquer le mal auquel d’autres doivent appor-ter le remède.

Qu’on ajoute à tout cela cette quantité de métiers malsains qui abrègent lesjours ou détruisent le tempérament, tels que sont les travaux des mines, lesdiverses préparations des métaux, des minéraux, surtout du plomb, du cui-vre, du mercure, du cobalt, de l’arsenic, du réalgal; ces autres métierspérilleux qui coûtent tous les jours la vie à quantité d’ouvriers, les uns cou-vreurs , d'autres charpentiers, d’autres maçous, d’autres travaillant aux car-rières ; qi’on réunisse, dis-je, tous ces objets, et l'on pourra voir dans l’éta-blissement et la perfection des sociétés les raisons de la diminution de l’espèce,observée par plus d’un philosophe.

Le luxe, impossible à prévenir chez des hommes avides de leurs proprescemmoditjs et de la considération des autres, achève bientôt le mal que les

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