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Tome quatrième.
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452 GOUVERNEMENT DE POLOGNE,

vance sous les yeux de ses coustituauts, et qu’il sente l’influencequ’aura leur jugement, tant sur ses projets d’avancement, quesur l’estime de ses compatriotes, indispensable pour leur exécu-tion ; car enfin ce n’est pas pour y dire leur sentiment particulier,mais pour y déclarer les volontés de la nation, qu’elle envoie desnonces à la diète. Ce frein est absolument nécessaire pour les con-tenir dans leur devoir et prévenir toute corruption, de quelquepart qu’elle vienne. Quoi qu’on en puisse dire, je ne vois aucuninconvénient à cette gêne, puisque la chambre des nonces, n’ayantou ne devant avoir aucune part au détail de l’administration, nepeut jamais avoir à traiter aucune matière imprévue : d’ailleurs,pourvu qu’un nonce ne fasse rien de contraire à l’expresse volontéde ses constituants, ils ne lui feroient pas un crime d’avoir opinéen bon citoyen sur une matière qu’ils n’auroient pas prévue, etsur laquelle ils n’auroient rien déterminé. J’ajoute enfinque, quandil y auroit en effet quelque inconvénient à tenir ainsi les noncesasservis à leurs instructions, il n’y auroit point encore à balancervis-à-vis l’avantage immense que la loi ne soit jamais que l’ex-pression réelle des volontés de la nation.

Mais aussi, ces précautions prises, il ne doit jamais y avoir con-flit de juridiction entre la diète et les diétines; et quand une loi aété portée en pleine diète, je n’accorde pas même à celles-ci droitde protestation. Qu’elles punissent leurs nonces, que, s’il le faut,elles leur fassent même couper la tête quand ils ont prévariqué :mais qu’elles obéissent pleinement, toujours, sans exception, sansprotestation; qu’elles portent, comme il est juste, la peine de leurmauvais choix; sauf à faire à la prochaine diète, si elles le ju-gent à propos, des représentations aussi vives qu’il leur plaira.

Les diètes, étant fréquentes, ont moins besoin d’être longues,et six semaines de durée me paroissent bien suffisantes pour lesbesoins ordinaires de l’état. Mais il est contradictoire que l’auto-rité souveraine se donne des entraves à elle-même, surtout quandelle est immédiatement entre les mains de la nation. Que cettedurée des diètes ordinaires continue d’être fixée à six semaines,à la bonne heure : mais il dépendra toujours de l’assemblée deprolonger ce terme par une délibération expresse lorsque les af-faires le demanderont. Car enfin, si la diète, qui, par sa nature,est au-dessus de la loi, dit, Je veux rester, qui est-ce qui luidira : Je ne veux pas que tu restes ? II n’y a que le seul casqu’une diète voulût durer plus de deux ans, qu’elle ne le pourrait