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Tome quatrième.
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CHAPITRE MI.

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pas; ses pouvoirs alors Animent, et ceux d'une autre diète com-menceraient avec la troisième année. La diète, qui peut tout, peutsans contredit prescrire un plus long intervalle entre les diètesmais cette nouvelle loi ne pourrait regarder que les diètes subsé-quentes, et celle qui la porte n’en peut profiter. Les principes dontces règles se déduisent sont établis dans le Contrat social.

A l’égard des diètes extraordinaires, le bon ordre exige en effetqu’elles soient rares, et convoquées uniquement pour d’urgentesnécessités. Quand le roi les juge telles, il doit, je l’avoue, en êtrecru : mais ces nécessités pourraient exister et qu’il n’en convîntpas ; faut-il alors que le sénat en juge? Dans un état libre on doitprévoir tout ce qui peut attaquer la liberté. Si les confédérationsrestent, elles peuvent en certains cas suppléer les diètes extraor-dinaires : mais si vous abolissez les confédérations, il faut un ré-glement pour ces diètes nécessairement.

Il me parait impossible que la loi puisse fixer raisonnablementla durée des diètes extraordinaires, puisqu'elle dépend absolumentde la nature des affaires qui les font convoquer. Pour l'ordinairela célérité y est nécessaire ; mais celte célérité étant relative auxmatières à traiter qui ne sont pas dans l’ordre des affaires cou-rantes, on ne peut rien statuer là-dessus d’avance, et l’on pour-rait se trouver en tel état qu’il importerait que la diète restâtassemblée jusqu’à ce que cet état eût changé, ou que le temps desdiètes ordinaires fit tomber les pouvoirs de celle-là.

Pour ménager le temps si précieux dans les diètes, il faudraittâcher d’ôter de ces assemblées les vaines discussions qui neservent qu’à le faire perdre. Sans doute il y faut non seulementde la règle et de l'ordre, mais du cérémonial et de la majesté. Jevoudrais même qu’on donnât un soin particulier à cet article, etqu’on sentit, par exemple, la barbarie et l'horrible indécence devoir l’appareil des armes profaner le sanctuaire des lois. Polonois,êtes-vous plus guerriers que n’étoient les Romains? et jamais,dans les plus grands troubles de leur république, l’aspect d’unglaive ne souilla les comices ni le sénat. Mais je voudrais aussiqu’en s’attachant aux choses importantes et nécessaires, on évitâttout ce qui peut se faire ailleurs également bien. Le rugi, parexemple, c'est-à-dire l’examen de la légitimité des nonces, est untemps perdu dans la diète : non que cet examen ne soit en lui-même une chose importante, mais parcequ’il peut se faire aussibien et mieux dâus le lieu même où ils ont été élus, où ils sont le

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