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Tome huitième.
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CORRESPONDANCE.

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de quelque consolation. J’espère que dans quelques jours M. DuPeyrou sera rétabli, et que, vous trouvant tous en bonne santé,je pourrai consulter avec vous sur le lieu où je dois planter le pi-quet. Cette manière de chercher est si agréable, qu’il est naturelque je ne sois pas pressé de trouver. Bien des salutations, mon-sieur, de tout mon cœur.

A M. DU PEYROU.

Mardi, H juin J763.

Si je reste un jour de plus, je suis pris : je pars donc, mon cherhôte, pour La Ferrière, où je vous attendrai avec le plus grandempressement, mais sans m’impatienter. Ce qui achève de me dé-terminer est qu’on m’apprend que vous avez commencé à sortir.Je vous recommande de ne pas oublier parmi vos provisions, café,sucre, cafetière, briquet, et tout l’attirail pour faire, quand onveut, du café dans les bois. Prenez Linnœus et Sauvages, quel-que livre amusant, et quelque jeu pour s’amuser plusieurs, sil’on est arrêté dans une maison par le mauvais temps. Il fauttout prévoir pour prévenir le désœuvrement et l’ennui.

Bonjour : je compte partir demain matin, s’il fait beau, pouraller coucher au Locle, et dîner ou coucher à La Ferrière le len-demain jeudi. Je vous embrasse.

AU MÊME.

A La Ferrière, le 16 juin 1765.

Me voici, mon cher hôte, à La Ferrière, où je ne suis arrivé quepour y garder la chambre, avec un rhume affreux, une assez grosselièvre, et une esquinancie, mal auquel j’étois très sujet dans majeunesse, mais dont j’espérois que l’âge m’auroit exempté. Je metrompois ; cette attaque a été violente, j’espère qu’elle sera courte.La fièvre est diminuée, ma gorge se dégage, j’avale plus aisé-ment; mais il m’est encore impossible de parler.

J’apprends, par deux lettres que je viens de recevoir de M. dePury, qu’il a pris la peine, allant, comme je pense, à Monlezi, depasser chez moi ; j’étois déjà parti : j’y ai regret pour bien desraisons : entre autres, pareeque nous serions convenus du tempset de la manière de nous réunir. Il m’apprend que vous ne pour-rez de long-temps vous mettre en campagne : cela me fait pren-dre le parti de me rendre auprès de vous ; car je ne puis me pas-