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Tome huitième.
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CORRESPONDANCE.

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leur territoire. J’obéirai en tout ce qui me sera possible. Si leursExcellences me veulent punir de ne l’avoir pas fait, elles peu-vent disposer à leur grc de ma personne et de ma vie : j'ai apprisà m’attendre à tout de la part des hommes; ils ne prendront pasmon amc au dépourvu.

Recevez, homme juste et généreux, les assurances de ma res-pectueuse reconnoissance, et d’un souvenir qui ne sortira jamaisde mon cœur.

A 51. DU PEVROU.

V endredi matin, 25 octobre.

.le vous prie de tâcher d’obtenir de quelqu’un qui connoissccette route un itinéraire exact, avec les noms des villes, bourgs,lieux, et bonnes auberges. Vous pourrez me l’envoyer à Bâle ouà Francfort, par une adresse que je demanderai à M. de Luze. Jepars à l’instant. Je vous embrasse mille fois.

A M. DE GRAFFENRIED.

Bienne, le 25 octobre 1705.

Je reçois, monsieur, avec reconnoissance les nouvelles mar-ques de vos attentions et de vos bontés pour moi : mais je n’enprofiterai pas pour le présent; les prévenances et sollicitationsde MM. de Bienne me déterminent à passer quelque temps aveceux, et, ce qui me flatte, à votre voîsiuage. Agréez, monsieur,je vous supplie, mes remerciments, mes salutations et mon res-pect.

A 51. DU PEVROU.

Bicnnc, le 27 octobre 17(13.

J’ai cédé, mou cher hôte, aux caresses et aux sollicitations ; jereste à Bienne, résolu d'y passer l’hiver, et j’ai lieu de croireque je l’y passerai tranquillement. Cela fera quelque changementdans nos arrangements ; et mes effets pouvant me venir joindreavec mademoiselle I.e Vasseur, je pourrai, pendant l’hiver,faire moi-même le catalogue de mes livres. Ce qui me flattedans tout ceei est que je reste votre voisin, avec l’espoir de vousvoir quelquefois dans vos moments de loisir. Donnez moi de vosnouvelles et de celles de nos amis. Je vous embrasse de tout moncœur.