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Tome huitième.
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COHBESPONDANCE.

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vent toujours d’indication pour les papiers dont je puis avoir be-soin. Par exemple, je suis dans le cas de desirer beaucoup défaireusage ici de deux pièces qui sont dans le numéro 12; l’une estPygmalion, et l’autre Y Engagement téméraire. Le directeur duspectacle a pour moi mille attentions ; il m’a donné pour monusage une petite loge grillée ; il m’a fait faire une clef d’une petiteporte pour entrer incognito ; il fait jouer les pièces qu’il jugepouvoir me plaire. Je voudrais tâcher de reconnoitre ses honnê-tetés, et je crois que quelque barbouillage de ma façon, bon oumauvais, lui serait utile par la bienveillance que le public a pourmoi, et qui s’est bien marquée au Devin du village. Si j’osoisespérer que vous vous laissassiez tentera la proposition de M. deLuze, vous apporteriez ces pièces vous-même, et nous nous amu-serions à les faire répéter. Mais comme il n’y a nulle copie de Pyg-malion, il en faudrait faire faire une par précaution, surtout si,ne venant pas vous-même, vous preniez le parti d’envoyer lepaquet par la poste à l’adresse de M. Zollicoffer, ou par occasion.Si vous venez, mandcz-le-moi à l’a\ anee, et donnez-moi le tempsde la réponse. Selon les réponses que j’attends, je pourrais, si lachose ne vous étoit pas trop importune, vous prier de permettreque mademoiselle Le Vasseur vint avec vous. Je vous embrasse.

Je reçois en ce moment le numéro 7. Ecrivez toujours parM. Zollicoffer.

a m. d'ivebnois.

A Strasbourg, le 21 novembre I7G5.

Ne soyez point en peine de moi, monsieur; grâces au ciel, jene suis plus en Suisse, je le sens tous les jours à l’accueil dont onm’honore ici ; mais ma santé est dans un délabrement facile àimaginer. Mes papiers et mes livres sont restés dans un désordreépouvantable : la malle que vous savez a été remise à M. Marti-net, châtelain du Yal-de-Travcrs ; vos papiers sont restés parmiles miens ; n’en soyez point en peine; ils se retrouveront, mais ilfaut du temps. Vous pouvez m’écrire ici, ou à l’adresse de M. DuPeyrou à Neuchâtel. Vous pouvez aussi, et même je vous en prie,tirer sur moi à vue pour l’argent que je vous dois, et dont j’ignorela somme. Je ne vous dis rien de vos parents; mais, malgré ceque vous m’avez fait dire par M. Desarts, je compte et compteraitoujours sur votre amitié, comme vous pouvez toujours comptersur la mienne. Je vous embrasse de tout mon cœur.