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Tome huitième.
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120 correspondance.

pendant chez moi ce soir comme à l’ordinaire; et s’il entre dans■vos arrangements d’y passer, ce changement ce m’ôtera pas leplaisir de vous y voir. Mille salutations.

A MADAME LATOUR.

A Paris, le 24 décembre 1763.

J’ai reçu vos deux lettres, madame : toujours des reproches !Comme, dans quelque situation que je puisse être, je n’ai jamaisautre chose de vous, je me le tiens pour dit, et m’arrange un peulà-dessus.

Mon arrivée et mon séjour ici ne sont point un secret. Je nevous ai point été voir pareeque je ne vais voir personne, et qu’ilne me seroit pas possible, avec la meilleure santé et le plus grandloisir, de suffire, dans un si court espace, à tous les devoirs quej’aurois à remplir. C’en seroit remplir un bien doux d’aller vousrendre mes hommages ; mais, outre que j’ignore si vous pardon-neriez cette indiscrétion à un homme avec lequel vous ne voulezqu’une correspondance mystérieuse, ce seroit me brouiller avectous mes anciens amis de donner sur eux aux nouveaux la préfé-rence ; et, comme je n’en ai pas trop, que tous me sont chers, jen’en veux perdre aucun, si je puis , par ma faute.

A M. DU PEYROU.

A Paris, le 2f décembre 1765.

Je vous envoie, mon cher.hôte, l’incluse ouverte, afin que vousvoyiez de quoi il s’agit. Tout le monde me conseille de faire venirtout de suite mademoiselle Le Vasseur, et je compte sur votreamitié et sur vos soins pour lui procurer les moyens de venir leplus promptement et le plus commodément qu’il sera possible. Jevoudrois qu’elle vînt tout de suite, ou qu’elle attendit le mois d’a-vril, pareeque je crains pour elle les approches de l'équinoxe, où lamer est très orageuse. Disposez de tout selon votre prudence, enfaisant, pour l’amour de moi, grande attention à sa commoditéet à sa sûreté.

Notre voyage est arrangé pour le commencement de janvier ;M. de Luze aura pu vous en rendre compte. J’ai l’honneur d’être,en attendant, l’hôte de M. le prince de Conti. Il a voulu que jefusse logé et servi avec une magnificence qu’il sait bien n’être pas