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Tome huitième.
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134 C08BESP0XDANCE.

aucune réponse. Je ne suis pas d’humeur de demander deux fois :ainsi, quand j’aurai découvert l’adresse de MM. Lucadou etDrake, que vous ne m’avez pas donnée, je les prierai peut-êtrede m’avancer cette somme, et j’en ferai le reçu de manière qu’iltous serve d’assignation pour être remboursé par M. Du Peyrou.

J’aurois à vous consulter sur autre chose. J’ai chez madameBoy de La Tour trois mille livres de France, et mademoiselle LeVasseur quatre cents. L’augmentation de dépense que le séjourd’Angleterre va m’occasiouner me fait desirer de placer ces som-mes en rentes viagères sur la tète de mademoiselle Le Vasseur.Le petit revenu de cet argent doubleroit de cette manière, et neseroit pas perdu pour cette pauvre tille à ma mort. Il se fait, àce qu’on dit, un emprunt en France : croyez-vous que je pourroisplacer là mon argent sans risque? y serois-je à temps? pourriez-vous vous charger de cette affaire? à qui faudroit-il que je re-misse le billet pour retirer cet argent, et cela pourroit-il se faireconvenablement sans ai avoir prévenu madame Boy de La Tour?Voyez. Dans l’éloignement où je vais être de Londres, les cor-respondances seront longues et difficiles ; c’est pour cela que jevoudrais, en partant, emporter assez d’argent pour avoir le tempsde m’arranger. D’ailleurs, j’écrirai peu; j’attendrai des occasionspour éviter d’immeuses ports de lettres, et je ne recevrai pointde lettres par la poste. J’aurai soin de donner une adresse àM. Cascnove avant de partir ; ce que je compte faire dans quinzejours au plus tard. Bon voyage, heureux retour. Je vous em-brasse.

Je suppose que vous avez reçu la lettre que je vous ai éeritede Londres, il y a environ trois semaines ou un mois.

Il me vient une pensée, line histoire de la médiation pourraitdevenir un ouvrage intéressant. Recueillez, s'il se peut, des pièces,des anecdotes, des faits sans faire, semblant de rien. Je regretteplusieurs pièces qui étoient dans la malle, et qui seraient néces-saires. Ceci n’est qu’un projet qui, j’espère, ne s’exécutera jamais,au moins de ma part. Toutefois, de ma part ou d’une autre, unbon recueil de matériaux aurait tôt ou tard son emploi. En faisantun peu causer Voltaire, l’on en pourrait tirer d’excellentes choses.Je vous conseille de le voir quelquefois ; mais surtout ne me com-promettez pas.

Je ne comprends pas ce que j’ai pu vous envoyer à la place decette lettre que je vous écrivois, en vous envoyant celle pour