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Tome huitième.
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COEBESPONDANCE.

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poste chez le général Conway, m’explique une énigme à laquellejene pouvois rien comprendre, et que vous verrez dans la lettre doDtje joins ici une copie faite sur celle que M. Hume a envoyée à M. Da-venport. Je ne vous la communique pas pour que vous vérifiiezsi ledit M. Deyverdun a écrit cette lettre, chose dout je ne doutenullement, ni s’il est en effet l’auteur des écrits en question misdans le Saint-James Chronicle, ce que je sais parfaitement êtrefaux ; d’ailleurs, ledit M. Deyverdun, bien instruit et bien préparéà son rôle de prète-nom, et qui peut-être l’a commencé lorsque les-dits écrits furent portés au Saint-James Chronicle, est trop sur sesgardes pour que vous puissiez maintenant rien savoir de lui ; maisil n’est pas impossible que dans la suite des temps, ne paroissantinstruit de rien et gardant soigneusement le secret que je vousconfie, vous parveniez à pénétrer le secret de toutes ces manœu-vres, lorsque ceux qui s’y sont prêtés seront moius sur leurs gar-des ; et tout ce que je souhaite, dans cette affaire, est que vousdécouvriez la vérité par vous-même. Je pense aussi qu’il importetoujours de connoitre ceux avec qui l’on peut avoir à vivre, et desavoir si ce sont d’honnêtes gens : or que ledit Deyverdun ait faitou non les écrits dont il se vante, vous savez maintenant, ce mesemble, à quoi vous en tenir avec lui. Vous êtes jeune, vous mesurvivrez, j’espère, de beaucoup d’années, et ce m’est une consola-tion très douce de penser qu’un jour, quand le fond de cette tristeaffaire sera dévoilé, vous serez à portée d’en vérifier par vous-même beaucoup de faits, que vous saurez de mon vivant sans qu’ilsvous frappent, parcequ’il vous est impossible d’en voir les rap-ports avec mes malheurs. Je vous embrasse de tout mon cœur.

2 janvier 1767.

Quand je vous pris au mot, monsieur, sur la liberté que vousm’accordiez de ne vous pas répondre, j’étois bien éloigné decroire que ce silence pût vous inquiéter sur l'effet de votre précé-dente lettre : je n’y ai rien vu qui ne confirmât les sentimentsd’estime et d’attachement que vous m’avez inspirés ; et ces senti-ments sont si vrais, que si jamais j’étois dans le cas de quittercette province, je souhaiterais que ce fût pour me rapprocher devous. Je vous avoue pourtant que je suis si touché des soins deM. Davenport, et si content de sa société, que je ne me priveraispas sans regret d’une hospitalité si douce; mais comme il souffre