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Tome huitième.
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264 CORRESPONDANCE,

paru l’ètre, sans partialité, sans crainte, et contre mon propreintérêt. Cependant je desire sincèrement qu’on laisse hurler toutleur soûl ce troupeau de loups enragés, sans leur répondre. Toutcela ne fait qu’entretenir les souvenirs du public, et mon reposdépend désormais d’en être entièrement oublié. Votre estime,monsieur, et celle des hommes de mérite qui vous ressemblent,est assez pour moi. Pour plaire aux méehants, il faudroit leurressembler ; je n’achèterai pas à ce prix leur bienveillance.

Agréez, monsieur, je vous supplie, mes salutations et mon res-pect.

Vous pouvez, monsieur, remettre à M. Davenport ou m’expédierpar la poste à son adresse ce que vous pourrez prendre la peinede m’envoyer; l’une et l’autre voie est à votre choix, et meparoîtsûre. Quand M. Davenport n'est pas à Londres, il n’y a plus alorsque la poste pour les lettres, et le ivaggon d’Ashbourn pour lesgros paquets. On m’écrit qu’il se fait à Londres une collecte pourl’infortuné peuple de Genève : si vous savez qui est chargé desdeniers de cette collecte, vous m’obligerez d’en informer M. Da-venport.

A M. LE DUC DE GRAFFTON.

Wootton, le 7 février 1767.

Monsieur le duc,

Je vous dois des remercîments, que je vous prie d’agréer.Quoique les droits qu’on avoit exigés pour mes livres à la douaneme parussent forts pour la chose et pour ma bourse, j’étois bienéloigné d’en demander et d’en desirer le remboursement. Vosbontés, très gratuites sur ce point, en sont d’autant plus obli-geantes; et puisque vous voulez que j’y reconnoisse même cellesdu roi, je me tiens aussi flatté qu’honoré d’une grâce d’un prixinestimable, par la source dont elle vient, et je la reçois avec lareconnaissance et la vénération que je dois aux faveurs de samajesté, passant par des mains aussi dignes de les répandre.

Daignez, M. le duc, recevoir avec bonté les assurances de mouprofond respect.

A MADAME LATOUR.

Wootton, le 7 février 1767.

Je viens de recevoir, dans la même brochure, deux pièces dontou ne m’a point voulu nommer les auteurs. La lecture de la pre-