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Tome huitième.
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CORRESPONDANCE.

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papiers de Londres, et il n’est pas difficile de comprendre d'oùvenoient ees extraits, ni pour quelle fin.

Mais voici un fait assez bizarre qu’il est fâcheux que mes di-gnes défenseurs n’aient pas su. Croiriez-vous que les deux feuillesque j’ai citées du Saint-James Chronicle ont disparu en Angle-terre? M. Davenport les a fait chercher inutilement chez l’impri-meur et dans les cafés de Londres, sur une indication suffisante,par son libraire, qu’il m’a assuré être un honnête homme, et iln’a rien trouvé; les feuilles sont éclipsées. Je ne ferai point decommentaires sur ce fait, mais convenez qu’il donne à penser.Oh ! mon cher monsieur Guy, faut-il donc mourir dans ces con-trées éloignées, sans revoir jamais la face d’un ami sûr, dans le.sein duquel je puisse épancher mon cœur!

A arlEORD COMTE DE H ARCOURT.

Wootton, le7 février I7C7.

11 est vrai, milord, que je vouscroyois ami de M. Hume; maisla preuve que je vous croyois encore plus ami de la justice et dela vérité est que, sans vous écrire, sans vous prévenir en aucunefaçon, je vous ai cité et nommé avec confiance sur un fait quiétoit tà sa charge, sans crainte d’être démenti par vous. Je ne suispas assez injuste pour juger mal par M. Hume de tous ses amis :il en a qui le commissent et qui sont très dignes de lui ; mais il en aaussi qui ne le commissent pas, et ceux-là méritent qu’on lesplaigne, sans les en estimer moins. Je suis très touché, milord,de vos lettres, et très sensible au courage que vous avez de vousmontrer de mes amis parmi vos compatriotes et vos pareils; maisje suis fâché pour eux qu’il faille à cela du courage : je commisdes gens mieux instruits chez lesquels on y mettroit de la vanité.

Je vous prouverai, milord, mon entière et pleine confiance enme prévalant de vos offres; et dès à présent j’ai une grâce à vousdemander : c’est de me donner des nouvelles de M. Watelet. Il estancien ami de M. d’Àlembert, mais il est aussi mon ancienneeonnoissance; et les seuls jugements que je crains sont ceux desgens qui ne me commissent pas. Je puis bien dire de M. AVa-telet, au sujet de M. d’Alembert, ce que j’ai dit de vous au sujetde M. Hume; mais je commis l'incroyable ruse de mes ennemiscapable d'enlacer dans ses pièges adroits la raison et la vertumemes. Si M. Watelet m’aime toujours, de grâce, pressez-vous