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Tome huitième.
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284 CORRESPONDANCE.

bontés, qu’il est en moi quelque chose plus digne de votre es-time que de médiocres talents, qui seraient moins connus s’ilsm’avoient attiré moins de maux, et dont je ne fais casque par lacause qui les fit naître , et par l’usage auquel ils étaient des-tinés.

Je vous supplie, monsieur, d’agréer les sentiments de ma grati-tude et mon profond respect.

A MILORD COMTE DE HARCOURT.

Wootton, le 2 avril (767.

J’apprends, milord, par M. Davenport, que vous avez eu labonté de me défaire de toutes mes estampes, hors une. Serois-je assez heureux pour que cette estampe exceptée fut celle duroi? je le desire assez pour l’espérer ; en ce cas, vous auriez bienlu dans mon cœur, et je vous prierais de vouloir conserver soi-gneusement cette estampe jusqu’à ce que j’aie l’honneur de vousvoir et de vous remercier de vive voix : je la joindrais à cellede milord maréchal, pour avoir le plaisir de contempler quel-quefois les traits de mes bienfaiteurs, et de me dire en les voyantqu'il est encore des hommes bienfaisants sur la terre.

Cette idée m’en rappelle une autre, que ma mémoire absolu-ment éteinte avoit laissé échapper : ce portrait du roi avec unevingtaine d’autres me viennent de M. Ramsay, qui ne voulutjamais m’en dire le prix ; ainsi ce prix lui appartient, et non pasà moi : mais comme probablement il ne voudrait pas plus l'ac-cepter aujourd’hui que ci-devant, et que je n’en veux pas nonplus faire mon profit, je ne vois à cela d’autre expédient quede distribuer aux pauvres le produit de ces estampes ; et je crois,milord, qu’une fonction de charité ne peut rien avoir que l’hu-manité de votre cœur dédaigne. La difficulté serait de savoirquel est ce produit, ne pouvant moi-même me rappeler le nombreet la qualité de ces estampes ; ce que je sais, c’est que ce sonttoutes gravures angloises, dont je n’avois que quelques autresavant celles-là. Pour ne pas abuser de vos bontés , milord, aupoint de vous engager dans de nouvelles recherches, je feraiune évaluation grossière de ces gravures , et j’estime que le prixn’en pourrait guère passer quatre ou cinq guinées : ainsi, pouraller au plus sûr, ce sont cinq guinées sur le produit du toutque je prends la liberté de vous prier de vouloir bien distribuer