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Tome huitième.
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ANNÉE 1768. 377

confiner dans cette solitude sans savoir à quoi je m’engage en yentrant.

Permettez, monsieur le comte, que je vous réitère ici mes re-merciments très humbles, en vous suppliant d’agréer mon res-pect.

AU MÊME.

Monsieur,

Boui'goin, le 23 août 1768.

Permettez que je prenne la liberté de vous envoyer une lettreque je viens de recevoir de M. Bovier, et copie de ma réponse.Si vous daignez mander le malheureux dont il s’agit, et tirer auclair cette affaire, vous feriez, monsieur le comte, une œuvredigne de votre générosité.

J’ai l'honneur, etc.

AU MÊME.

Monsieur,

Bourgoin, le 26 août (768.

J'ai l’honneur de vous adresser une lettre en réponse à celle deM. Faure que vous avez bien voulu me faire passer. Ses proposi-tions sont si honnêtes, qu’il ne l’est presque pas de les accepter.Cependant, forcé par ma situation d’être indiscret, je réduis cespropositions sous une forme qui, je pense, lèvera toute difficultéentre lui et moi.

Mais il en existe une, monsieur le comte, qu’il dépend de vousseul de lever, dans l'imposture qui a donné lieu aux deux lettresque j’ai pris la liberté de vous envoyer dernièrement. Car si, vi-vant sous votre protection, je ne puis obtenir aucune satisfactiond’une fourberie aussi impudente et aussi clairement démontrée, àquoi dois-je m’attendre au milieu de ceux qui l’ont fabriquée, sice n'est à me voir harceler sans cesse par de nouveaux impos-teurs soufflés par les mêmes gens, et enhardis par l’impunité dupremier? Il faudrait assurément que je fusse le plus insensé deshommes pour aller me fourrer volontairement dans un tel enfer.Je comprends bien qu’on m’attend partout avec les mêmes ar-mes, mais encore n’irai-je pas choisir par préférence les lieux oùl’on a commencé d’en user.

J’attends vos ordres, monsieur le comte; je compte sur votreéquité, et j’ai l’honneur d’être, avec autant de confiance que derespect, etc.