CORRESPONDANCE.
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dans le pays pour avoir là-dessus des éclaircissements, dont j’au-rai l'honneur, monsieur, de vous faire part, s’ils me parviennent:mais comment pourrai-je espérer que des lettres de cette es-pèce échapperont à l’interception, puisque celles mêmes quej’adresse à M. le prince de Conti n’y échappent pas, et que ladernière que j’eus l’honneur de lui écrire, et que je mis moi-même à la poste, en partant de Grenoble , ne lui est pas par-venue ? Mais ils auront beau faire, je me ris des machinesqu’ils entassent sans cesse autour de moi ; elles s’écrouleront parleur propre masse , et le cri de la vérité percera le ciel tôt outard.
Agréez, monsieur le comte, les assurances de mon respect.
Apostille de l'Auteur.
iV. B. Cette lettre est restée sans réponse, de même qu’une autre écrite encore l’or-dinaire suivant à M. le comte de Tonnerre, en lui en envoyant une dans laquelleM. Roguin me donnoit des informations sur le sieur Thevenin, et qui ne m’a point étérenvoyée. Depuis lors, je n’ai reçu nideM.de Tonnerre, ni d’aucune ame vivante, au-cun avis de rien de ce qui s’est passé à Grenoble au sujet de cette affaire, ni de cequ’est devenu ledit Thevenin.
AU MEME.
Bourgoin, le 20 septembre 176$.
Monsieur,
A compte des éclaircissements que j’ai demandés sur l’histoiredu sieur Thevenin , voici toujours une lettre de M. Roguin d’Y-verdun , respectable vieillard, mon ami de trente ans, et celui defeu M. de Rozière , père de M. de Rozière, officier d’artillerie,par qui cette lettre m’est parvenue. Vous y verrez , monsieur,que le bénin Thevenin n’en est pas à son coup d’essai d'impos-tures, et qu’il a été ci-devant condamné, par arrêt du parlementde Paris, à être fouetté, marqué, et envoyé aux galères, pour fa-brication de faux actes. Vous y verrez un mensonge bien mani-feste dans sa dernière déclaration, puisqu’il m’a dit, à moi,n’avoir pu joindre M. deFaugnes pour lui remettre la lettre derecommandation de R., ni pour en apprendre l’effet ; et vousvoyez, par la lettre de M. Roguin, qu’il sait bien le joindre pourlui remettre la lettre du curé de Tovency-les-Fiiles, et pour lecirconvenir de ses mensonges au sujet de M. Thevenin de Tanley,conseiller au parlement de Paris. Si mes lettres et leurs réponsesparviennent fidèlement, j’aurai dans peu réponse directe de M. de