PRÉFACE. iij
serrer beaucoup le dernier volume , pour ne pas ren-dre l’ouvrage trop volumineux
Les premiers phénomènes qui doivent frapper lesyeux lorsqu’on examine le ciel pour la première fois ,in’ont paru devoir commencer un traité d’astronomie ,quoiqu’on s’y prenne dans d’autres livres d’une ma-niéré fort différente. J’ai considéré ensuite les consé-quences qu’en tirèrent les premiers astronomes, tou-jours très naturelles, souvent très ingénieuses, quel-quefois fausses ; car les premiers observateurs ne fu-rent que des bergers. C’est ainsi que l’histoire de l’an-cienne astronomie et des anciens astronomes est ve-nue se placer naturellement à la suite de l’histoire desphénomènes les plus sensibles. Ainsi je n’ai pas com-mencé mon livre en supposant l’observateur au centredu Soleil, comme avoit fait la Caille, pareequ’il a fal-lu deux mille ans pour parvenir à démontrer que leSoleil étoit le centre des mouvemens célestes. Je n’aipas commencé parla définition des cercles de la sphere,pareeque le lecteur n’auroit point apperçu la nécessi-té de ces cercles et leur origine ; la génération des clio-?>es doit précéder leur définition. Enfin , je n’ai pascommencé par l’histoire de l’astronomie, il auroit fallusupposer l’astronomie connue : mais j’ai lâché, dans lepremier livre, de conduire l’histoire avec la chosemême, en cherchant l’ordre des inventeurs.
Dans les livres suivans j’ai toujours réuni l’histoire del’astronomie aux principes de cette science. J’ai indiquél’ordre des découverteslorsque je n’ai pas pu le sui-vre : c’est quelquefois trahir la foiblesse humaine, que
(a) La 2' édition, qui parut en 1771, en trois volumes, fut suivie, en1781, d’un quatrième volume, qui contient un traité du flux et dureflux de la mer, et un grand mémoire de M. Dupuis sur l’explica-tion astronomique des fables. Comme ce volume se trouve encore ennombre chez le libraire , j’ai cru inutile de le réimprimer quant à pré-sent.
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