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ij PRÉFACE.
les instrumens ; c’est là le premier motif qui m’a faitentreprendre celui-ci.
Les astronomes n’ont pas besoin de livres élémen-taires ; ils peuvent puiser dans les sources , et ras-sembler eux-mêmes ce qui se trouve dispersé dans lesmémoires et dans les ouvrages des autres astronomes:mais quand on s’est dévoué au progrès des sciences,on doit compte au public du fruit de ses travaux ; ondesire qu’il en jouisse ; on aime à faciliter les premierspas à ceux qui entreront dans la carrière, pour empê-cher qu’ils ne soient rebutés par les difficultés.
Ce n’est pas pour être expliqué , mais pour être lusans maître , que j’ai composé cet ouvrage. Souventje me suis fait le même reproche que Képler, qui di-soit autrefois : Dam mecleor obscurilati materiœ inser-lis circumlocutiofiibus, javi mihi contrario vitio videorin re mathematica loquax ( Nova Phis. Intr. ). Mais ilvaloit mieux en dire trop que trop peu. J’ai passélégèrement sur les objets de peu d’importance ; j’aitraité plus au long les articles qui ont une influenceplus générale sur le reste du livre, aussi-bien que leschoses nouvelles et peu connues, Il est comme impos-sible que mes explications ne paroissent trop longuesou trop courtes aux différens lecteurs, suivant le de-gré d’intérêt que chacun y mettra , ou les connois-sances préliminaires qu’il aura acquises : les plus ha-biles en seront quittes pour lire plus rapidement ; ce-lui qui a compris la vérité d’une proposition sur lesimple énoncé, en passe la démonstration. Le premiervolume paroîtra plus long et plus prolixe que le se-cond, et le second plus que le troisième, parceque lepremier est destiné spécialement à faire bien sentir lesprincipes généraux de l’astronomie ; le troisième sup-pose qu’on a déjà acquis dans cette science de l’habi-Lide et de la facilité. D’ailleurs j’ai été obligé de res~