PRÉFACE. v
bres, le silence de la nuit, la douce lumière du cré-puscule, les feux qui brillent dans le ciel, les diversesapparences de la Lune , tout devient, entre les mainsde Pluche, un sujet de peintures agréables : il rapportetout aux besoins de Phomme, aux attentions de l’Êtresuprême sur nos plaisirs et sur nos besoins , et à lagloire du Créateur : son livre est un traité des causesJtinales, autant qu’un livre de physique , et il y a beau-coup de jeunes gens à qui cette lecture fera le plusgrand plaisir. Pour moi je n’ai eu pour objet que deparler d’astronomie , et je me contente d’indiquer àla curiosité du lecteur le Spectacle de la nature, laThéologie astronomique de Derharn , et les Dialoguesde Fontenelle sur la pluralité des mondes.
J’omettrai sans regret tout ce qui est trop métaphy-sique et trop abstrait, ou trop algébrique, sans avoirune relation immédiate ou au progrès de l’astrono-mie, ou aux besoins de la vie : je donnerai au contraireune étendue particulière aux objets qui s’y rappor-tent le plus, tels que la mesure du temps, le calen-drier,, les éclipses, et la maniéré d’observer.
Mon plus grand soin a été de rendre mes explica-tions faciles à entendre. Les difficultés que j avoisrencontrées moi-même en étudiant l’astronomie ,m’ont instruit; je les ai analvsées et résolues; et j’ai ex-pliqué , avec le plus de détail et de clarté qu’il m’a étépossible , les solutions que je m’en étois faites : j’aiprofité aussi des difficultés que m’ont faites plus d’unefois des personnes qui étudioient ces matières, et del’occasion que j’ai eue de les expliquer avec soin. Cefut, par exemple, en expliquant au college royal, en1761 , la théorie de l’attraction, que je composai letraité qui forme le XXII e livre de cet ouvrage , et quisera utile à ceux qui auront envie de pénétrer danscette théorie.