PREFACE. ' xv i;
et Colbert en France : il semble sur-tout que le cardi-nal de Richelieu ( Testament politique , ch. ix , sect.5)prévoyoit de l’Angleterre ce que nous en avons éprou-vé dans le temps où notre marine a été négligée.
L’état actuel des loix et l’administration ecclésias-tique se trouvent liés avec l’astronomie, comme jel’ai fait voir en parlant du calendrier : S. Augustin eurecommandoit l’étude par cette seule considération :S. Hippolyte s’en étoit occupé autrefois , de mêmeque plusieurs peres de l’église et plusieurs papes ; maison n’avoit pas alors des astronomes dont la réputationinspirât assez de confiance. Grégoire XIII siéga dansun temps où les sciences commençoient à renaître, etil eut la gloire de cette réformation ( i545 ).
L’agriculture empruntoit autrefois de l’astronomieses réglés et ses indications : Job, Hésiode, Yarron,Eudoxe, Aratus, Ovide, Pline, Columelle, Manilius,nous en fournissent des preuves; le lever ou le cou-cher héliaque des Pléiades, d’Arcturus, d’Orion, deSirius, donnoient à la Grece et à l’Egypte le signal desdifférens travaux. Le lever de Sirius annonçoit auxGrecs les moissons, aux Egyptiens les débordetuensdu Nil. On en citeroit bien d’autres exemples : le calen-drier y supplée actuellement.
La chronologie ancienne tire de la connoissance etdu calcul des éclipses les points les plus fixes qu’onpuisse avoir : et dans les temps antérieurs aux observa-tions l’on ne trouve qu’obscurité. La chronologie chi-noise est tout appuyée sur les éclipses, comme le P.Gaubill’a ■vérifié. Nous n’aurions dans l’histoire des na-tions aucune incertitude sur les dates s’il y avoit tou-jours eu des astronomes : on peut voir sur-tout la liaisonde l’astronomie et de la chronologie dans Y Art de véri-fier les dates (i535). C’est par une éclipse de Lunequ’on a reconnu l’erreur de date qu’il y a dans l’ereTome I. c