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Tome premier.
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XVIII
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xviij PRÉFACE,

vulgaire par rapport à la naissance de J. C. On saitqu’Iiérode étoit roi de Judée ; mais nous savons parJosephe ( Antiq. Jud. XVII , 6 ) qu’il y eut une éclipsede Lune immédiatement avant la mort d’Hérode : ontrouve cette éclipse dans la nuit du 12 au 1 3 mars dela 4 ,ne année avant l’ere vulgaire, en sorte que cette eredevoit être reculée de 3 ans au moins ( 1601).

C’est par des éclipses de Soleil que Costard a fixé àl’année 6 o 3 avant notre ere la fin de la guerre entre lesLydiens et les Medes, et à l’an 478 l’expédition de Xer-cès contre la Grece, que l’on mettoit communémentà l’an 480 ( Costard ,, Hist. ofAstr. p. 2 36 ), et qu’il con-cilie Hérodote et Xénophon sur la conquête de la Mé-die par Cyrus. M. l’abbé Barthélémy a fait usage aussides éclipses que je lui avois fournies pour fixer la datedu voyage de Platon en Sicile (Voyage dujeune Ana-charsis, T. II, pag. 614? T. III, p. dqijin^ 0 ).

C’est encore de l’astronomie que nous empruntonsla division du temps dans les usages de la vie, et l’artde régler les horloges et les montres. On peut dire quel’ordre et la multitude de nos affaires, de nos devoirs,de nos amuseniens, le goût de l’exactitude et de laprécision, notre habitude enfin, nous ont rendu cettemesure du temps presque indispensable, et l’ont miseau nombre des besoins de la vie.

Si au défaut des horloges et des montres on tracedes méridiennes ( 147 ) et de9 cadrans solaires, c’estun nouvel avantage de l’astronomie, puisque la gno-monique n’est qu’une application de la trigonométriesphérique et de l’astronomie ( 4°9 1 )•

La météorologie , c’est-à-dire la connoissance deschangemens de l’air, des vents, des pluies, des sé-cheresses , des variations de l’atmosphere, indiquées parle thermonfetre et le baromètre, a certainement un rap-port bien essentiel et bien immédiat avec la santé du.