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Tome premier.
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XXI
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PRÉFACE. xxj

1 er Théologie astronomique un ouvrage où il présentedans toute leur force la singularité et la grandeur desdécouvertes qu’on a faites en astronomie, comme au-tant de preuves de l’existence de Dieu. Voyez ce quepensoit Aristote à ce sujet dans le 8 e livre de sa Phy-sique.

Ceux qui aiment la lecture des anciens, historiens oupoètes, ont besoin de connoître l’astronomie. On laretrouve à chaque instant dans les anciens, soit pour letemps des labours et semences, soit pour les fêtes et lescérémonies religieuses. Depuis qu’il est prouvé quetoute la mythologie de l’antiquité se réduit à des sym-boles et à des allégories astronomiques, il est évidentqu’il faut connoître très bien le ciel pour pouvoir lesentendre ( 5 j 1 ). Les poètes qui ont illustré la Grèce etl’Italie, et dont les ouvrages sont actuellement sûrs del’immortalité, aimèrent tous et connurent l’astrono-mie ; quelques uns en ont même fait un usage si fré-quent, qu’on ne sauroit entendre leurs ouvrages sansle secours de cette science. Les commentateurs n’ontpas beaucoup avancé cette partie, et j’ai eu occasionde remarquer qu’il y auroit encore beaucoup à faire( 1611, 1618) : on le peut voir aussi par différentes no-tes que j’ai fournies à M. l’abbé Delisle pour sa traduc-tion des Géorgiques, et à M. de la Bonneterie pour sonédition des auteurs qui ont écrit de re rustica. On peutcompter parmi les Grecs qui ont parlé d’astronomie,Homere, Hésiode, Aratus ; parmi les Latins, Lucrèce,Horace, Virgile, Manilius, Lucain, Claudien : ils pa-roissent dans plusieurs endroits de leurs ouvrages rem-plis d’admiration pour l’astronomie. Horace nous an-nonce qu’il veut prendre son essor vers les astres :

.Juvat ire per alta

Astra; juvat, terris etinani sede relictis,

Nube velii, validique liumeris insidere Atlantis.