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Tome premier.
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XXVII
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PREFACE. xxvij

C’est avec de pareilles marques de protection etd’estime que des sciences aussi ingrates pour ceux quiles cultivent peuvent se soutenir et se perfectionner.L’établissement des académies de Londres, de Paris, deBerlin, de Pécersbourg, etc. a signalé le goût de plu-sieurs grands princes pour les sciences ; et ce s acadé-mies ont sur-tout contribué au progrès de l’astronomie.

Indépendamment de ces compagnies célébrés, il y aquatre établissemens qui ont principalement servi àl’astronomie, soit en formant des éleves, soit en don-nant à des astronomes déjà célébrés la facilité de se li-vrer à leur goût : à Paris, le college royal; en Angle-terre, le college de Gresham à Londres, et les chairesde mathématiques fondées à Oxford et à Cambridge.

Le college royal de France, dont la fondation futcommencée en i 53 o par François I, a été, ce me sem-ble, de toutes les écoles du monde, la plus utile auxsciences, mais surtout à l’astronomie. Oronce Fine,Stadius, Morin, Gassendi, LaHire, qui y professèrent,étoient des astronomes célébrés, et en ont formé plu-sieurs autres. ( Mémoire historique sur le college royalde France , par Goujet, 1758, 3 vol. in- 12.) Joseph del’Isle, qui en 1719 obtint la même place, a compté aunombre de ses éleves une très grande partie des astro-nomes que nous avons; et, depuis que j’ai partagé sesfonctions en 1761 , j’ai eu la satisfaction de rendre l’éta-blissement du college royal aussi utile à d’autres qu’ilme l’avoit été à moi-même : il en est sorti des astrono-mes pour tous les pays du monde. Véron, l’un des éle-ves du college royal, a occasionné dans la marine de'France une révolution importante, en y introduisantFusa-ge d’observer les longitudes en mer par le moyende la Lune. ( Voyez le Nécrologe de 1774 et les Nou-velles littéraires de M. Bernoulli, I, ) Les lettres pa-tentes du 16 mai 1772 et le nouveau batiment fini en'