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phonse X, roi de Castille (396) , et Frédéric II, em-pereurd’Occident ( 394 )* Celui-ci lit traduire l’ouvragede Ptolémée en latin, et en établit à Naples l’enseigne-ment public.
On verra, dans le cours de ce livre, combien le ca-life Almamon, le prince Ulug-Beg, et beaucoup d’au-tres monarques de l’Asie et de la Chine, aimèrent l’as-tronomie. On sait, dit le P. Gaubil, que c’est à l’astro-nomie que la religion doit son entrée dans la Chine;sans l’astronomie elle en seroit bannie depuis long-temps( 2 ’.//,p.xvj et p. 117). On cite encore parmi les grandsprinces qui ont cultivé cette science Mahomet II, con-quérant de l’empire grec (Biaise de Eigénéré, Eloge deMahomet II), l’empereur Charles - Quint (Junctinus,Spéculum astrol. ), Charles II, roi d’Angleterre, et sur-tout Louis XIV : la protection qu’il accorda aux sciences
F aroît assez dans rétablissement de l’académie et deobservatoire : les astronomes de Paris furent appellésplus d’une fois à la cour par la curiosité de ce prince,et il vint les voir à 1 observatoire ( Hist . ce/., p. 261)^Louis XV leur donnoit sans cesse des marques de l’in-térêt qu’il prenoit à leurs travaux. Le roi d’Angleterres’en occupe lui-même avec plaisir, et s’est fait un ob-servatoire à Richmond.
Hévélius , quoique né et établi à Dantzick, y reçutune preuve singulière de l’estime que Louis XIV et legrand Colbert avoient pour lui ; ce fut après un affreuxincendie qu’il éprouva le 26 sept. 1679, par la scéléra-tesse d’un de ses domestiques. Colbert, par une lettrede S.-Germain, le 28 décembre 1679, écrit à Hévélius,que le roi, prenant part à la perte qu’il avoit faite, luifaisoit présent de 2000 écus. J’ai vu la copie de cettelettre, écrite à la main, sur l’exemplaire de la Séléno-graphie d’Hévélius, qui est à la'bibliothèque du roi;exemplaire qu’Hévëlius avoit fait orner et enluminerpour le roi avec beaucoup de soin.