DES PLANETES EN G é N 1? R A L. 3*
tique (1149)- Les révolutions périodiques des planètes ouïes teltipsqu’elles emploient à revenir an même point du ciel, se détermi-nent en observant leurs retours à une étoile ou au soleil; en voiciles durées , d’après les observations les plus récentes , car les an-ciens s’étoient trompés de beaucoup dans les durées de ces révo-lutions , par rapport aux étoiles fixes: Mercure, 87' 23 h ; la Lune,27’ 7 h 40' ; Vénus , 224' 1 ; le Soleil, 365' 6 h ; Mars, î an 321 ’
23 b ; Jupiter, 11 années communes 3i6’ ; Saturne , 29 ans 162' ;et Hcrsclicl, planète découverte en 1781, 83 ans et 52’. Nous ver-rons, dans le V e livre, la maniéré de les trouver exactement.
86. Suivant le système de Ptolémée, les 7 planètes tournoient au-tour de la terre dans l’ordre suivant ; la Lune , Mercure, Vénus ,le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne : mais on a reconnu depuis long-temps que cet arrangement n’a point lieu dans le ciel : le Soleil estau centre du système planétaire; Mercure, Vénus, la Terre, Mars,Jupiter et Saturne, tournent autour de lui ; c’est ce qu’on appellesystème de Copernic, pareeque ce grand astronome fut le premier,qui, dans le 16 e siècle, mit cette vérité dans tout son jour (4o5 ,1076 ).
DES ASCENSIONS DROITES , DECLINAISON , LONGITUDESET LATITUDES DES ASTRES.
87. Quand les premiers astronomes eurent reconnu les planètes etles durées de leurs révolutions, ils voulurent partager ces révolutionsen différentes parties, et assigner à cliacjue planete une place pourchaque jour, en partant du point fixe que 1 on avoit choisi, c’est-à-direde la section du Bélier ou du point équinoxial du printemps (76),qu’on appelle simplement l’équinoxe ; mais le cercle que décrit lesoleil par son mouvement annuel, ne servit d’abord qu à mesurerla marche du soleil ; 011 trouva qu'il étoil facile de rapporter à l’é-quateur les mouvemens des autres planètes, et on employa vérita-blement l’équateur à cet usage , de la maniéré suivante.
88. Supposons qu’011 ait reconnu, dans le ciel, une étoile qui soitvoisine de l’équinoxe du printemps (67), et qu’on veuille par sonmoyen déterminer les positions des autres étoiles, la méthode laplus simple sera de suivre l'équateur tout autour du ciel, à me-sure que les astres se succèdent par le mouvement diurne ; on ap-pelle les intervalles de 1 un a l’autre, différences d’ascension droite.La raison de cette dé-nomination est que quq^d on suppose lasphere droite , c est-à-dire 1 équateur à angles droits sur lhorizon ,