DES SAISONS ET DES C1IMATS.
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Des saisons et des climats.
127. Plus la sphere est oblique, plus la chaleur diminue, et plusles saisons deviennent inégales. Les rayons du soleil qui produisentla chaleur et animent toute la nature, n’ont jamais plus de force quelorsqu’ils arrivent perpendiculairement à nous ; ils ont moins d’air àtraverser, et ils se répandent avec plus de force dans les intersticesde la terre et de tous les corps qui nous environnent, pour v fomen-ter la chaleur (2257). Plus 011 est avancé vers un des pôles , et plusles rayons du soleil viennent obliquement : lorsqu’on est à 45° delatitude, et que le soleil est dans l’équateur, il ne s’élève que de 45°à midi même : en général, la hauteur du soleil, le jour de l’équinoxe,est toujours le complément de la latitude, et fait avec elle po° (35) ;ainsi, plus vous augmentez la latitude d’un pays et l’obliquité de lasphere, plus vous diminuez la hauteur du soleil dans l’équinoxe;plus vous éloignez ses rayons de la perpendiculaire ou de la ligne duzénit, enfin plus vous diminuez la chaleur. J1 est vrai que le soleilen été s’élève plus haut que l’équateur, mais en hiver il s’abaissede la même quantité; ainsi l’inégalité n’en devient que plus grandepour les saisons , et la chaleur diminue toujours quand la hauteur del’équateur devient plus petite.
C’est pour cela qu’au Sénégal, sur la côte d’Afrique, on a vu lethermomètre (a) monter à plus de 38° au-dessus de la congélation;mais à Paris il ne monte communément qu’à 28 ou 29°, dans les plusgrandes chaleurs : dans la Sibérie, comme à YeniseisK, il ne montepas si haut en été, et il descend jusqu’à 70° au-dessous de la glace ;tandis que le plus grand froid de 1705 à Paris, n’a pas été à plus de17 ou 18 0 . Il y a eu 1 6 i de moins en 1776. ( Mdm. de VAcad. 1749,page 11 ; 1776, p. 155; 1777 , p. 518.)
128. Parmi les causes ae la chaleur ou du froid, il faut compter
E rincipalement la qualité du sol et la hauteur du niveau où l’onabite. Sur les côtes d’Afrique on a plus chaud que par-tout ailleurs,pareeque les sables s’embrasent plus facilement que les forêls, leseaux et les montagnes, et pareequ’on y est presque ail niveau de lamer : le Canadaest plus froid que la France, quoiqu’à pareille latitude,
(a) Les thermomètres François de Réau-mur, du moins tels qu’on les fait avec dumercure, marquent zéro dans la glace ,et 80 dans l’eau bouillante -, ceux de Fah-renheit en Angleterre 32 et 212, ceux
de de l’Isle 1 53 et zéro. Voyez l’excel-lent ouvrage de M. de Luc, intitulé :Reckerehes sur les modifications del'atmosphère, à Geneve, 1772 , 2 vol»in-4 0 . ; Paris , 1784,4 vol. in-8°.
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